Chasse : la baisse du coût du permis national ne fait pas l'unanimité

Le prix du permis de chasse national ne fait pas l'unanimité (@JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP)

Alors qu’Emmanuel Macron s’est dit favorable à une division par deux du prix du permis de chasse national, cette mesure oppose sans surprise les chasseurs aux opposants à cette pratique.

C’est un coup de pouce financier qui ravira à coup sûr les chasseurs. Emmanuel Macron s’est ainsi dit favorable à diviser par deux le coût du permis de chasse national, permis permettant de chasser dans tout le territoire français, le faisant passer de 400 à 200 euros. Alors que le chef de l’État avait déjà défendu les valeurs de la chasse auprès des quelque six millions de chasseurs français lors de la dernière campagne présidentielle, Thierry Coste, conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs, se dit rassuré.

"Un chasseur sur dix utilise le permis national parce qu’il est cher. Beaucoup de gens qui n’ont pas de moyens ne le prennent pas alors qu’il permet de chasser dans tous les départements. Pour chasser, il faut être invité sur un territoire, on ne va pas chasser comme on veut, mais ça permet de répondre à une invitation d’amis qui habitent le département d’à côté. L’objectif est de rendre plus attractif le permis de chasser et de favoriser la mobilité des nouveaux chasseurs. Pour ceux qui connaissent l’engagement du président de la République, il n’est pas nouveau. Il confirme par des faits tout ce qu’il a promis", déclare-t-il sur Sud Radio.

Forcément, le son de cloche est différent du côté du Rassemblement pour une France sans chasse. Son président François Darlot souligne ainsi que cette baisse de prix sera compensée par… les Français. "Aujourd’hui, les chasseurs prennent en charge les dégâts des sangliers, ce qui est logique puisqu’ils ont organisé l’expansion des populations de sangliers, multiplié par 12 le nombre d’animaux tués en 40 ans, et entretenu cette surpopulation animale pour pouvoir faire des tableaux de chasse. Or, si le permis de chasse diminue, il y aura moins de rentrées financières pour les chasseurs, et c’est l’État qui va compenser. À terme, ce sont les contribuables qui vont payer la chasse", prévient-il.

Propos recueillis par Clément Bargain

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