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Charles Spencer, le frère de Diana qui fait trembler Buckingham et le roi Charles

GROS PLAN SUD RADIO - Dans un ouvrage dédié à sa sœur Diana, Charles Spencer accuse le roi Charles III d'avoir semblé « fou de joie » à la mort de Lady D. Le palais de Buckingham a répondu par un communiqué suggérant que le deuil altère la mémoire du comte. Ex-journaliste, aristocrate, gardien d'Althorp, Charles Spencer ravive une querelle qu’il entretient depuis près de trente ans avec la couronne et qui passionne le Royaume.

Charles Spencer, le frère de Diana qui fait trembler Buckingham et le roi Charles

Depuis une semaine, c'est un feuilleton qui ne cesse d'alimenter la chronique outre-Manche. Charles Spencer, 62 ans, dresse dans ses mémoires de 448 pages le portrait de sa soeur Diana, tout en s'en prenant durement à la famille royale. Des attaques qu’il assume et poursuit au sein d’une campagne médiatique qui embrase le Royaume-Uni. Il justifie notamment sa démarche auprès du Guardian en expliquant vouloir écrire ses souvenirs « une bonne fois pour toutes, plutôt que de subir à nouveau le malaise de lire les opinions des autres, dont beaucoup reposent sur des mensonges ».

« Rassurez-vous, nous l'aurons oubliée assez vite »

Les extraits déjà publiés portent sur l'appel téléphonique qui a suivi la mort de l'ancienne princesse de Galles, Diana, le 31 août 1997. Spencer affirme que Charles, alors prince de Galles, « semblait fou de joie, comme un gagnant du loto ». Il ajoute : « Avec le recul, je soupçonne que la première réaction du prince a dû être de penser davantage à la façon dont cet événement pourrait le libérer pour épouser la femme qu'il aimait. »

Lors du même appel, consacré à l'organisation des funérailles, le prince se serait emporté à propos de la présence de William et Harry, 15 et 12 ans, derrière le cercueil. Spencer lui aurait dit que Diana n'aurait pas voulu cette épreuve pour ses fils. Charles aurait répondu : « Rassurez-vous, nous l'aurons oubliée assez vite. »

Le roi Charles sort de sa réserve

En réponse, Buckingham a publié un communiqué dans lequel la couronne affirme que « la douleur du deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et colorer la mémoire ». Une formule sèche à laquelle le frère cadet de Diana a répondu dans le Mail on Sunday : « Ce n'est pas tous les jours que l'on se réveille en découvrant que le roi a tenté de vous faire passer pour quelqu'un dont les souvenirs ne sont pas fiables ». Pour la BBC, il maintient sa version et demande notamment : « Est-il furieux ou est-il gêné ? »

De héros national à paria médiatique

La querelle date de 1997, à Westminster, lors de son éloge funèbre qui avait mis le feu aux poudres. Il accusait notamment les médias d'avoir « du sang sur les mains » et promettait que la « famille de sang » de Diana veillerai à ce que William et Harry ne soient pas « simplement submergés par le devoir et la tradition ». Un discours bien vu par l‘opinion publique, et perçu comme une pique à la famille royale.

Sa cote s'effondre ensuite en quelques années. On l'accuse d'exploiter la mort de sa sœur : en 1998, il ouvre Althorp au public, avec une exposition Diana jusqu'en 2013. Les tabloïds le surnomment « Lord love cheat » (le « lord infidèle ») après son divorce. Pour le spécialiste de la couronne Marc Roche, auprès de Madame Figaro, « on lui reproche d'avoir récupéré sa mémoire, de l'avoir exploitée commercialement pour s'enrichir ».

Une relation compliquée avec Diana

Enfants, Diana et lui étaient très proches, soudés par le divorce de leurs parents. À l'âge adulte, les tensions se multiplient : il refuse de l'accueillir dans une maison du domaine après son divorce, alors qu’elle est harcelée par la presse. Une lettre de 1996, rendue publique par un majordome, contenait également des mots durs sur son comportement.

De con côté, Spencer affirme qu'elle était sortie de son contexte et rétorquait déjà en 2002 : « Pourquoi alors m'a-t-elle désigné comme tuteur des garçons dans son testament ? » La même année, il disait avoir été tenu à distance de ses neveux, ce que le palais qualifiait d'« affaire familiale privée ». Avec Harry, le lien semble s'être resserré depuis alors qu’il aurait trouvé refuge à Althorp lors de certains retours au Royaume-Uni.

Un parallèle entre Lady D et Harry ?

Le livre ravive donc un conflit ancien entre les Spencer et les Windsor. Charles Spencer y dénonce un « manque d'attention manifeste » envers Harry, qui lui paraissait « tout petit, frêle et désemparé » après les funérailles de sa mère. Il établit un parallèle avec le traitement de Lady D à l’époque et l’acharnement médiatique actuel du prince et de Meghan : « (Diana) a vraiment été anéantie par toutes ces critiques. Je trouve ça dommage de voir des échos de ça aujourd’hui », explique-t-il.

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