"Blanquer à Ibiza ? Mediapart se comporte comme la pire presse people"

Après les révélation sur l'escapade de Jean-Michel Blanquer à Ibiza, Élisabeth Lévy a tenu à défendre le ministre et s'en prend à Médiapart.

Blanquer
Jean-Michel Blanquer est une nouvelle fois critiqué, certains lui reprochant de ne pas avoir procédé à plus de recrutements d'enseignants au mois de juin. (Photo de Christophe Archambault / AFP)

Élisabeth Lévy est revenue sur l'affaire autour des vacances de Jean-Michel Blanquer, autrement appelé sur les réseaux sociaux, l'Ibiza Gate.

"La République tremble sur ses bases. Un ministre qui travaille comme un chien prend quatre jours de vacances autour du 31 décembre, quel scandale !"

"C’est d’Ibiza que Jean-Michel Blanquer a annoncé le fameux protocole sanitaire de la discorde. L’aurait-il fait à Paris que ça n’aurait rien changé. Du reste, il n’est pas responsable du délire sanitaire dont les contraintes lui ont été fixées le 31 décembre. Cependant, l’annoncer dans le Parisien et dans un papier payant était effectivement une erreur".

"Le monde médiatique, politique et enseignant se déchaîne, certains réclament sa démission. Au point qu’il va s’excuser sur TF1, affirmant que, symboliquement, la destination était mal choisie. Cette autocritique particulièrement gênante est le principal reproche que je lui ferais". 

"On peut critiquer sa politique, estimer que les actes n’ont pas été à la hauteur de sa volonté de refondation, que le niveau a continué à baisser. Qu’il a laissé la théorie du genre entrer dans les classes. Cependant, si beaucoup de gens veulent sa peau, c’est à cause de ses positions sur la laïcité et contre les woke". 

Que nous apprend cette polémique sur Jean-Michel Blanquer ? 

"C’est l’homme qui est attaqué, pas le ministre. Le refus de la séparation entre vie publique et vie privée est la marque des régimes totalitaires. Mediapart se la joue chevalier blanc mais se comporte comme la pire presse people". 

Tout ça n'est que haine des prétendus riches. Ibiza, c’est bling-bling. D’abord, c’est son problème. Ensuite, il n'y a rien de moins bling-bling qu’Ibiza en hiver. Il faisait 12 degrés. S’il était allé au Mont Saint-Michel, on aurait dit c’est un catho intégriste. 

Ce qu'on voit, c'est le triomphe des passions tristes : l’envie, la jalousie et la haine impuissante. Tout cela est le pire de l’esprit sans-culotte et de l’égalitarisme. "L’important, c’est que mon voisin n’ait pas plus que moi". Ce n’est pas la déconnexion des élites - qui est un problème bien réel - qui est en cause mais l’existence même d’élites"

On va nous parler de privilèges mais Jean-Michel Blanquer gagnerait mieux sa vie dans le privé et ne verrait pas son honneur jeté aux chiens comme disait Mitterrand. Résultat de ces chasses à l’homme récurrentes: un jour, seuls les plus médiocres voudront faire de politique. Et la démocratie n’y aura rien gagné".

À lire aussi :

Sondage présidentielle 2022 : Rolling IFOP - Fiducial du 19 janvier