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Vincent Peillon "indigné" par les propos de Fillon sur sa religion

Par Jérémy Jeantet

L'ancien ministre de l'éducation nationale, candidat à la primaire de la gauche, a défendu son attachement à la laïcité, critiquant fortement la position de François Fillon qui s'est déclaré "gaulliste et chrétien".

Invité de l'émission Territoires d'Infos, dans le Grand Matin Sud Radio et Public Sénat, Vincent Peillon a réagi à la polémique qui a suivi sa comparaison des Musulmans d'aujourd'hui aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale."J’ai juste rappelé que le combat pour l’égalité des droits depuis le début, notamment l’abolition de l’esclavage, était mené par la gauche, a assuré Vincent Peillon. Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, c’était le gouvernement provisoire de 1848 et c’était la gauche. Quand la droite arrive ensuite, ils remettent l’esclavage."Réfutant les attaques sur sa conception de la laïcité, Vincent Peillon a, en revanche, critiqué les propos de François Fillon qui s'est déclaré "gaulliste et chrétien" : "Je suis indigné. Ne mélangeons pas nos convictions privées à l'action publique."Le candidat à la primaire de la gauche a ensuite clarifié sa position sur la laïcité : "Je suis un très grand laïc, un fou de laïcité. Mais c’est plutôt pour pacifier que pour passer sa journée à s’opposer les uns aux autres. Je ne veux pas qu’on traite inégalement les uns et les autres, je veux qu’on respecte nos principes, qui nous ont permis de vivre en paix, sans parler de religion tous les jours. On est dans un débat identitaire imposé par l’extrême-droite et relayé par les esprits confus."Il est également revenu sur ses propositions de réformer les instances, notamment en accordant le droit de vote aux étrangers et en élisant les députés à la proportionnelle : "Je propose un changement institutionnel complet, par référendum. Dès que vous n'assumez pas le référendum pour le changement institutionnel, vous ne le faites pas. A un moment, vu la difficulté à réformer par la voie législative, je pense qu'il faut un référendum institutionnel à entrées multiples. Si c'est non, c'est non, mais on ne peut pas traîner ça pendant 20 ans."

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