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Un « bouton d'alerte », la nouvelle trouvaille pour réduire l'absentéisme en entreprise

Par Elliott Léonard

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé le lancement d'un « kit de prévention » pour lutter contre l'absentéisme au sein des entreprises. Il a aussi parlé d'un « bouton d'alerte » que les employeurs pourront actionner auprès de la Sécurité sociale en cas d'absence douteuse ou répétée d'un salarié.

Assurance maladie / Pouvoir d'achat / Infirmière
BERTRAND GUAY - AFP/Archives

Un « bouton d'alerte », c'est la nouvelle trouvaille du gouvernement pour lutter contre l'absentéisme au travail. Cette mesure se trouve au sein d'un plan entier destiné à limiter les absences suspectes au travail. Le but est de faciliter le signalement des employeurs.

Un simple clic pour signaler une absence suspecte

La mesure clé de ce plan, c'est donc la mise à disposition d'un « bouton d'alerte » accessible sur le site de l'Assurance maladie. « En un clic » et quelques renseignements, il sera possible pour les employeurs de signaler une absence suspecte.

L'assurance prendra par la suite le relais. Elle jugera, si c'est nécessaire, de déclencher un contrôle sur le salarié en question, et cette mesure sera en place avant la fin de l'année.

Les contrôles de l'Assurance maladie sur les arrêts devraient donc augmenter de 6 %.

Les médecins prescripteurs pas contrôlés

Le plan du gouvernement contient d'autres points. Une vigilance particulière sera portée aux arrêts médicaux dans le cadre du travail. Le nomadisme médical, c'est à dire demander des arrêts à plusieurs médecins en un temps limité, deviendra plus difficile à pratiquer.

Les médecins prescripteurs d'arrêts ne seront quant à eux pas contrôlés. SOS IJ, une plateforme, sera en revanche mise en place dans le but d'aider les médecins à prescrire lorsque le cas est complexe.

« La défiance plutôt que la confiance »

Ce plan intervient dans un contexte où les dépenses de l'Assurance maladie augmentent, surtout depuis la crise sanitaire : +6,5 % en 4 ans, de 2019 à 2023. Une hausse qui ne peut plus durer, que le gouverneur juge « non soutenable ».

Pour le patronat, ces mesures vont « dans le bon sens ». La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) affirme qu'un « cap a été fixé, il faut le maintenir ».

Pour les syndicats, ces mesures « renforcent la défiance plutôt que la confiance », selon Dominique Corona, le secrétaire général adjoint de l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa).

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