Serge Federbush : "Anne Hidalgo veut introduire la congestion dans toute l'Île-de-France"

Serge Federbush, président du parti des libertés, et candidat de la liste "Aimer Paris" aux municipales à Paris en 2020, était l'invité d'André Bercoff mardi 21 mai sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

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"La mairie de Paris, au lieu de tirer les conclusions de ses échecs va encore plus loin"

Serge Federbusch, président du parti des libertés, et candidat de la liste "Aimer Paris" aux municipales à Paris en 2020, se présente : "J'étais conseiller municipal de Paris pendant six ans, entre 2008 et 2014. Quand vous parliez du coeur de la bête, je pense qu'on est plus qu'au coeur, on est vraiment au centre du centre. Dans le Xe arrondissement où j'étais de facto le seul élu d'opposition sur 18, et je devais ferrailler à chaque conseil tous les mois contre les aberrations qui prenaient le nom de délibérations et qui étaient présentées par la mairie pour arroser une foultitude d'associations inutiles, pour imposer des règles dans la circulation qui étaient en fait complètement absurdes. Refaire sans cesse et sans cesse la voirie rue de La Fayette... Toutes les aberrations de la municipalité d'Anne Hidalgo défilaient comme des mauvais trains, des trains fantômes sous mon nez. J'essayais de lutter".

André Bercoff l'interpelle alors sur les 6.000 à 7.000 chantiers de la ville de Paris, la circulation, les voies sur berge, le quartier de La Chapelle-Pajol, les camps de migrants... "Je n'ai jamais vu une chose pareille ! Est-on dans un état d'auto-destruction ?", dit-il à son invité. Serge Federbusch répond : "C'est une fuite en avant qui caractérise les dogmatismes. Une politique a été mise en place par Delanoë dont Hidalgo était le faire-valoir ou sous-fifre pendant des années. Elle a récupéré le siège de la maire de Paris et face aux échecs constatés de cette politique, (...), au lieu de tirer les conclusions de leurs échecs, ils vont encore plus loin. C'est une surenchère". Mais pourquoi cette surenchère ?

"La fuite en avant d'Anne Hidalgo n'a plus de limites"

Le candidat de la liste "Aimer Paris" aux municipales à Paris en 2020 s'explique : "Il y a une surenchère car il n'y a pas de discours alternatif. Le discours alternatif, ce serait de dire que ça ne fonctionne pas, que la pollution à Paris se réduit moins que dans les autres villes du fait précisément des mesures qu'elle a prises. Quand on ferme les voies sur berge de la rive droite, les véhicules trouvent un autre itinéraire, donc le boulevard Saint-Germain, et ça s'engorge complètement et même jusqu'au périphérique. Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Elle projette de fermer la circulation sur le périphérique : sa fuite en avant n'a plus de limites ! Anne Hidalgo veut introduire la congestion dans toute l'Île-de-France. (...) Cette municipalité c'est comme un canard qui a perdu sa tête". Au final, il affirme que l'amateurisme se dispute avec le dogmatisme.

Est-ce que l'idée de base est d'éliminer la voiture à Paris et de rendre la capitale piétonne ? Serge Federbusch estime qu'il y a beaucoup de démagogie : "Elle pense qu'elle a un électorat relativement captif, qui est celui du bobo parisien qui vit dans le centre et est plutôt sensible au thème de l'écologie. Elle a très peur des écologistes au premier tour des élections municipales parce que, s'ils dépassent les 10%, ils peuvent se maintenir au deuxième tour, peuvent la faire chanter et exiger des concessions, notamment en termes d'élus et d'argent". Pour ce faire, Anne Hidalgo "se fait plus écolo que les écologistes avec des mesures qui semblent évidentes comme des pistes cyclables". Et de conclure : "Pour des raisons démagogiques, électoralistes et pour des raisons de communication, elle est prise dans un espèce d'élan dont Paris est l'otage".

 

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