Plainte pour viol : Gérald Darmanin "fait confiance aux institutions judiciaires"

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics

Invité du Grand Matin Sud Radio, le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a réagi à la nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, d'une femme l'accusant de viol.

Gérald Darmanin était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio, ce jeudi, au lendemain d'un nouveau rebondissement dans l'affaire le concernant. Une femme l'accusant de viol a annoncé son intention de déposer une nouvelle plainte, après le classement sans suite de la première, cette fois-ci avec constitution de partie civile, ce qui devrait entraîner l'ouverture d'une information judiciaire.

"Comme d’habitude, depuis quelques semaines, je fais confiance aux institutions judiciaires, a réagi le ministre de l'Action et des comptes publics. Je rappellerai simplement, quand même, qu’il y a eu, en neuf mois d'enquête, deux classements sans suite pour absence d’infraction par le procureur de la République de Paris."

 

 

En réalité, les deux premières plaintes de cette femme ont été classées sans suite, la dernière le 16 février par le parquet de Paris, estimant qu'il était impossible de prouver l'absence de consentement, la première en juillet dernier car la plaignante ne s'était pas présentée aux convocations. Il n'y a donc pas eu "deux classements sans suite pour absence d'infraction", comme l'affirme le ministre.

Cependant, dans une autre affaire, une autre plainte a été déposée par une habitante de Tourcoing, la ville dont Gérald Darmanin fut maire de 2014 à 2017, pour "abus de faiblesse", pour laquelle une enquête préliminaire a été ouverte le 13 février dernier. Cette femme assure que Gérald Darmanin lui a fait des "demandes à caractère sexuel" en échange d'un logement. Gérald Darmanin a porté plainte, lui, pour dénonciation calomnieuse, en fin de semaine dernière.

"Je constate qu'il m'arrive, comme beaucoup d'hommes politiques avant moi, des épreuves personnelles, a ajouté Gérald Darmanin. Il faut savoir les surmonter. J'imagine que quand on souhaite incarner une partie du ministère de la République, il faut savoir vivre contre les mauvais vents."

Malgré cette affaire, le ministre s'est dit "favorable à ce que la parole se libère", en cette journée des droits des femmes. "Je suis favorable à ce que des actes, qui ont pu parfois, comme l'a très bien dit Marlène Schiappa, entrer dans l'inconscient collectif et l'inconscient masculin, soient totalement différents, parce que la société évolue et c'est un bien."

Écoutez l'interview de Gérald Darmanin, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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