Gérald Darmanin : "Nous réfléchissons à l'ouverture du capital de la FDJ"

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Gérald Darmanin a refusé de confirmer les informations de nos confrères de BFM Business, hier, qui affirmaient que l'État allait lancer le processus de privatisation d'Aéroports de Paris.

"Je ne peux pas vous le confirmer, je ne suis pas ministre de l'Économie et des Finances. Les derniers arbitrages sont samedi et, en plus, ce n'est pas moi le ministre en charge, donc ce n'est pas à moi de vous faire des annonces", a botté en touche le ministre de l'Action et des comptes publics.

En revanche, Gérald Darmanin a évoqué la possibilité d'une autre privatisation, au moins partielle : "Je suis le ministre en charge de la Française des Jeux. Nous réfléchissons à l'ouverture du capital de la Française des Jeux, tout en gardant le monopole de la Française des Jeux."

 

Le ministre est également revenu sur "le coup de force contre les retraites agricoles", dénoncé par plusieurs groupes parlementaires, après le blocage, hier, par le gouvernement, d'une proposition de loi du député André Chassaigne qui entendait revaloriser les retraites agricoles à 85 % du Smic. "André Chassaigne est un représentant communiste et il a fait gager cette augmentation des retraites agricoles par une taxe, qui n'existe pas encore, qui est la TTF, a précisé Gérald Darmanin. Je ne rase pas gratis. Nous allons augmenter les retraites agricoles, mais pas sur du vent. On va éviter de faire de la démagogie et on va essayer de travailler. Il y aura une augmentation de toutes les petites retraites, y compris les retraites agricoles, au mois d’avril, d’une trentaine d’euros par mois, 100 euros par mois à la fin du quinquennat. Elle sera fondée sur des économies, notamment sur l’augmentation de la CSG pour les personnes qui touchent plus de 2500 euros de retraites et pas sur de la démagogie."

 

 

Autre point qui commence à cristalliser les tensions, au sein même de la majorité, la volonté du gouvernement de réduire à 80 km/h la vitesse autorisée sur les routes secondaires. "Il faut parfois être impopulaire pour sauver des vies", a rétorqué Gérald Darmanin : "Je pense qu'il est évident que soit l'alcool, soit la vitesse, soit les deux, posent un certain nombre de problèmes d'accidents de la route. Le Premier ministre a eu raison et a été courageux de l'imposer au pays. Ces routes bi-directionnelles posent un problème d'insécurité, ce sont celles où il y a le plus d'accidentologie. Quand des personnes sont touchées par la perte d'un être cher, parce que les pouvoirs publics n'ont pas pris les bonnes décisions pour des questions d'impopularité, c'est qu'on n'est pas au rendez-vous de sa fonction. Raymond Barre disait qu'il valait mieux être impopulaire qu'irresponsable."

Le fait que Laurent Wauquiez n'ait pas appelé clairement à voter pour Emmanuel Macron prépare une fusion de l'électorat avec le Front national qui, demain, préparerait un candidat unique. Je le regrette

Sur un plan plus politique, Gérald Darmanin est également revenu sur le sort de son ancien parti, Les Républicains. Après avoir été mis en cause par Laurent Wauquiez sur l'affaire de viol qui le concerne, lors du cours tenu par le président des Républicains devant des étudiants de l'EM Lyon, Gérald Darmanin a fustigé les liens troubles du président de LR avec le Front national.

"Il y a chez Laurent Wauquiez une fusion dans les idées et dans le corps électoral" avec le Front national, a-t-il estimé. "Au lendemain de la défaite de François Fillon, que Laurent Wauquiez ait fait partie de ceux qui n'ont pas appelé clairement à voter pour Macron, alors que les programmes économiques d'Emmanuel Macron et François Fillon étaient sensiblement identiques, cela prépare une fusion de l'électorat qui, demain, préparerait un candidat unique. Je le regrette."

Écoutez l'interview de Gérald Darmanin, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio