Le député PS Olivier Faure sera candidat à sa propre succession à la présidence d'un groupe PS à l'Assemblée nationale composé seulement d'une trentaine de députés.

La déroute électorale du Parti socialiste lors des élections législatives se résume en un chiffre. 30 députés PS ont été élus, alors que le parti était majoritaire lors du précédent quinquennat. Le député PS Olivier Faure, réélu en Seine-et-Marne, briguera à nouveau la présidence du groupe.

L'élection aura lieu le 22 juin. "Même s'il est considérablement affaibli, le groupe socialiste entend être la sentinelle de gauche de la prochaine législature", ont affirmé les trente élus PS, la députée PRG du Tarn-et-Garonne Sylvia Pinel et trois députés divers gauche dans un communiqué publié lundi-après-midi.

Alors que la France Insoumise a obtenu une quinzaine de députés et pourra constituer un groupe parlementaire et que les communistes seront également un peu plus d'une dizaine dans la nouvelle Assemblée, le groupe PS sera "une force libre et indépendante qui affirmera ses positions au regard de ses valeurs : égalité, justice sociale et protection des plus démunis", ajoutent-ils.

Ils se retrouveront pour la première fois à l'Assemblée nationale ce mardi à 15h et devraient débattre de leur position vis-à-vis du vote, ou non, de la confiance au Premier ministre Édouard Philippe, début juillet.

Pour le député Luc Carvounas, "la ligne rouge pour appartenir au groupe, c'est qu'on ne peut pas se dire membre de la majorité présidentielle, on ne peut pas voter la confiance".

"Il faut que le message soit clair, sinon, nous n'arriverons pas à reconstruire la gauche française", a-t-il martelé.

Pourtant, cette ligne n'est pas encore un élément commun à tous les députés socialistes. Interrogé lundi matin sur Europe 1, Stéphane Le Foll, élu député de la Sarthe, a refusé de se prononcer sur la question : "Être constructif et vigilant, c'est regarder d'abord avant de se positionner. Ça me frappe, il y en a qui savent déjà s'ils vont être pour ou contre. Très bien, je les laisse prendre les positions qu'ils vont avoir."

Une position plus prudente que Luc Carvounas, qui s'explique notamment par le fait que Stéphane Le Foll n'a pas eu, comme d'autres députés socialistes élus dimanche, à affronter de candidat LREM dans sa circonscription.

En plus d'être réduit à peau de chagrin, le groupe PS à l'Assemblée pourrait avoir du mal à afficher un front uni.

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