Olivier Dussopt : "confiance et amitié" pour Richard Ferrand, "un bon président de l'Assemblée"

Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, était l'invité du petit déjeuner de Patrick Roger le 13 septembre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 13 septembre à 7h40.

Le journal Le Parisien titre ce vendredi 13 septembre sur les mesures Gilets Jaunes qui plombent notamment le budget pour 2020, faute d'avoir réussi à compenser le coût des promesses aux Gilets Jaunes, qui va s'aggraver de 2,5 milliards d'euros, pour 50 milliards au total.

 

Olivier Dussopt : "Nous tenons nos objectifs et nous avons intégré aussi les engagements du président de la République après le Grand débat"

"Le budget de la France continue sur la trajectoire de redressement qui est la nôtre, explique Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, au micro de Patrick Roger. Elle est légèrement ralentie mais en 2017, le budget pour la première fois depuis longtemps a fini l'année avec un déficit inférieur à 3% et l'année prochaine, en 2020, nous serons entre 2,1 et 2,2%. Nous tenons donc nos objectifs et nous avons intégré aussi les engagements du président de la République après le Grand débat, notamment la baisse de l'impôt sur le revenu pour l'ensemble des Français et la revalorisation des pensions de retraite. 

Nous estimons que les mesures ont un coût estimé entre 12 et 15 milliards d'euros, comme ce qui a été annoncé par le président de la République. Nous réalisons par ailleurs des économies, nous mobilisons aussi des recettes nouvelles, nous demandons aux ministres de maîtriser parfaitement leurs dépenses".

"Il n'y a aucun lien entre la taxe d'habitation et la taxe foncière"

Parmi les promesses, il y a le calendrier de la suppression de la taxe d'habitation. Beaucoup de gens reçoivent en ce moment la taxe foncière et ne comprennent pas parce qu'il y a de fortes augmentations. Y a-t-il un truchement ? "Il n'y a aucun lien entre la suppression de la taxe d'habitation et la taxe foncière. Nous supprimons la taxe d'habitation pour tous les Français (80% en 2020 et 100% des Français en 2023), et nous le finançons par des économies.

Pour la taxe foncière, il y a deux explications possibles à l'augmentation de celle-ci : l'augmentation des taux de la commune ou du département, mais ces augmentations sont relativement rares et assez faibles. Deuxième explication : la valeur locative du bien qui sert de base de calcul à la taxe foncière a augmenté. Cette valeur augmente soit quand vous avez fait des travaux (agrandissement, chauffage central) et le fisc en tient compte, soit il y a des modifications et des réactualisations de ces valeurs, par exemple en Isère. Mais il y a 48 millions de logements assujettis à la taxe foncière. Chaque année depuis une quinzaine d'années, environ 130.000 font l'objet d'une réévaluation. Il n'y en a pas plus cette année que les années précédentes".

 

Déficit du régime de retraites de la RATP : "l'État le finance, donc les contribuables, à 60%"

Le mouvement de grève touche aujourd'hui les régimes spéciaux de retraites. Le Premier ministre a expliqué le 12 septembre que la réforme n'était pas écrite. "Il y a un engagement du président de la République, aller vers un régime universel et une égalité pour que chaque euro cotisé rapporte de même niveau de pension pour tout le monde. Deuxième engagement : continuer à tenir compte des métiers pénibles et des carrières longues.

Ce qu'a dit le Premier ministre hier doit répondre aux inquiétudes, à la fois sur le dialogue, la prise en compte des différents métiers et le temps qui sera pris. Le régime très particulier de la RATP permet un départ entre 52 et 57 ans. Il pose une autre difficulté : il est déficitaire. Les cotisations payées par les agents de la RATP représentent 40% du coût des retraites versées chaque année. L'État le finance, donc les contribuables, à 60%. Si l'État arrêtait de le financer, le régime exploserait. Il y a un déficit fort, important, et il doit y avoir une convergence entre ce régime et les autres".

 

"J'ai [en Richard Ferrand] confiance et amitié"

"Richard Ferrand peut rester président de l'Assemblée nationale, il a annoncé le souhaiter et je pense que c'est une bonne chose. La mise en examen n'enlève rien à la présomption d'innocence. Le parquet de Brest, pour la même affaire, l'a classée sans suite. Richard Ferrand est un bon président de l'Assemblée, ses qualités sont reconnues par l'immense majorité des députés, quelles que soient leurs convictions politiques. À titre personnel, je partage cette appréciation sur ces qualités et j'ai en lui confiance et amitié".

 

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