Nicolas Dupont-Aignan : "Ce sont des gens non élus qui gouvernent l’Europe"

Le président de Debout la France, député de l'Essonne et tête de liste pour les européennes, était l’invité politique de Patrick Roger le 28 mars 2019, dans le "Grand Matin" Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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Nicolas Dupont-Aignan présente, ce jeudi 28 mars 2019, sa liste pour les prochaines élections européennes. "Elle est bouclée. Une liste, ce ne sont pas des individualités qui pensent le contraire sur tout. Dans la vie politique française, les européennes, en général, ce sont les recasés du suffrage, ceux dont on ne veut plus à Paris." À cela s’ajoute le fait de parvenir à financer sa candidature : "Ce qui est sûr, c’est que les banques ne prêtent pas, sauf à LREM. Cela pose un problème démocratique terrible. Il faut une banque de la démocratie, il est inacceptable que la censure par l’argent l’emporte. J’ai demandé aux plus aisés de ma liste de financer ceux qui n’ont pas un centime".

Pas pour ou contre l'Europe

Pour la tête de liste de Debout la France, "l’enjeu n'est pas d’être pour ou contre l’Europe, mais de la remettre sur pied pour avoir des résultats. L’enjeu, c’est vraiment de corriger le tir". Quelles personnalités figureront sur sa liste ? En sus de Jean-François Poisson et de Benjamin Cauchy, "Marie-Jo Zimmerman nous rejoint. Elle a quitté LR, elle apprécie le projet que nous avons rédigé. Je n’ai jamais changé d’avis, insiste Nicolas Dupont-Aignan. J’ai été avec Philippe Séguin, j’ai voté non au traité, j’ai quitté l’UMP quand ils ont trahi le vote des Français. Si on avait écouté le vote des Français en  2005, on aurait revu le fonctionnement de l’Europe, on n’aurait pas le Brexit et on n’en serait pas là".

Des gens non élus qui gouvernent l’Europe

Que pense-t-il du départ de la production des Smart vers la Chine ? "C’est la conséquence du libre-échange déloyal, estime le député de l'Essonne. On a accepté de confier la négociation des accords commerciaux à une commission soumise aux lobbies. Le rapport démocratique a été inversé : ce sont des gens non élus qui gouvernent. L’Europe est gouvernée par une commission non élue, une banque centrale non élue, des juges à Luxembourg non élus. C’est cela, le problème : on a créé une Europe fédérale où les gouvernements, les peuples n’ont plus leur mot à dire". Pour lui, il faut revenir "aux nations démocratiques, à leurs frontières, à leurs lois, à leur budget, et on concentre l’union sur des projets, pas à 25 mais à deux ou trois pays, sur l’intelligence artificielle, les panneaux solaires…".

 

 

 

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