Louis Aliot : "Migrants, ça ne veut rien dire. Ce sont des illégaux aux yeux du droit"

Louis Aliot, vice-président du Front national
Louis Aliot, vice-président du Front national

Le vice-président du Front national et député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot était l’invité politique ce mardi du Grand Matin Sud Radio. L’occasion pour lui de critiquer notamment la politique menée par Emmanuel Macron.

En tournée actuellement dans le nord de la France pour tenter de rassurer la population sur le plan de l’économie et du chômage, Emmanuel Macron ne s’est pas attiré les faveurs de Louis Aliot, le député (FN) des Pyrénées-Orientales invité ce mardi du Grand Matin Sud Radio. "J’attendais ces mesures dans la ruralité, pour tout vous dire. Sa majorité a refusé à l’Assemblée des actions prioritaires dans la ruralité profonde. On va le faire une énième fois pour les banlieues et ces quartiers... Je ne critique pas le fait qu’il faille faire quelque chose pour ces quartiers difficiles. Je remarque juste que la priorité est donnée aux banlieues et pas à la ruralité qui souffre de la même manière, notamment pour ce qui est du chômage", déplore-t-il d’emblée avant de critiquer la méthode Macron. "Je combats sa politique et je constate qu’il est sur une stratégie du coup, de la com’. Un coup chasse l’autre. Un coup il fait de l’international, un coup il faut du national, etc. Ça s’appelle du feuilletonnage. Quels seront les résultats ? (…) Il est là pour cultiver un terreau électoral qu’il pense favorable et ne se préoccupe que de ça. Ça manque de vision stratégique à long terme", fustige-t-il.

Vice-président du Front national, Louis Aliot attend par ailleurs des actions concrètes du gouvernement contre le communautarisme dans les quartiers. "C’est le sujet principal, en témoigne cette affaire de prière de rue qui est en train de dégénérer puisque l’avocat des gens qui priaient dans la rue porte plainte contre des élus de la République qui manifestaient pour le respect du droit ! On vit une tension palpable entre une vision de la République une, indivisible et laïque, et une vision communautarisée qui laisse la place au religieux sur la laïcité à la française", s’alarme-t-il.

"Je ne comprends pas qu’il y ait autant de Marocains dans les rues"

Selon lui, la France doit se montrer ferme sur la question migratoire, lui qui évite même le mot "migrants". "Je n’utilise pas le terme de migrants. Migrants, ça ne veut rien dire. Ce sont des illégaux aux yeux du droit, sauf s’ils bénéficient d’un traitement de dossier de droit d’asile. Quand il s’agit de jeunes qui viennent de pays comme le Maroc, la Côte-d’Ivoire ou le Sénégal, je pense que nous avons suffisamment de relations avec ces pays-là pour les remettre dans leur pays d’origine. (…) Il est inadmissible de constater que nous bénéficions encore en France d’une immigration économique alors que nous n’avons pas d’emplois ! Notre économie est en grande difficulté, et certains pays nous envoient de l’immigration alors qu’ils peuvent tout à fait subvenir aux besoins de ces populations, le Maroc en premier lieu ! Je ne comprends pas qu’il y ait autant de Marocains illégaux (et notamment des jeunes) dans les rues", s’interroge-t-il.

Celui qui est également compagnon de Marine Le Pen au quotidien a par ailleurs eu un mot en faveur des policiers, qui ont vu certains d’entre eux mettre fin à leurs jours récemment. "Nous n’avons pas assez de considération pour les gens qui maintiennent de l’ordre dans notre pays. Tout le monde manifeste pour Charlie et la police, Renaud fait une chanson, mais dès qu’il y a des difficultés dans certains quartiers, on accuse la police, les violences policières, le soi-disant racisme, etc. (...) Ils ont des cadences infernales et sont obligés de se justifier en permanence. La responsabilité est celle de Sarkozy en ayant supprimé des milliers et des milliers de postes. On voit où on en est aujourd’hui. La France est en danger parce que ses forces de police et de sécurité ont été affaiblies depuis des décennies", dénonce-t-il.

"Les Républicains font eux aussi de la communication"

Enfin, Louis Aliot a tenu à mettre les choses au clair au sujet d’une éventuelle alliance avec la droite à l’avenir. "Je vois des gens de droite qui veulent faire des listes communes aux européennes avec M. Macron… Et Alain Juppé, c’est peut-être la moitié des Républicains, il a son candidat à l’élection du parti ! Ils auront un président avec une adjointe qui est le bras droit de M. Juppé à Bordeaux. Ils font, eux aussi malheureusement, de la communication. Nous, on dit les choses telles qu’elles le sont ! L’islamisme, ça fait 30 ans qu’on le dit. On nous a pris pour des fachos parce qu’on disait ça, aujourd’hui on l’a dans la rue. On a des attentats, un péril majeur, et on se rend compte qu’on avait raison il y a déjà 30 ans ! L’État a laissé faire pour se nourrir du vote communautaire, notamment dans les villes, comme un appui électoral. Nous en payons les conséquences aujourd’hui", assure-t-il.

Retrouvez en podcast l’intégralité de l’interview de Louis Aliot dans le Grand Matin Sud Radio

 

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