"Les agents de la fonction publique sont très mal rémunérés"

L’exécutif va augmenter de 40% à 100% les salaires des fonctionnaires de catégorie C. Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, était l’invitée de Patrick Roger le 7 juillet dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10. 

Emmanuel Macron n'a pas souhaité revaloriser le point d'indice, clé de la rémunération des fonctionnaires. (Michel Euler - Pool/AFP)

"Pas de revalorisation générale des rémunérations des fonctionnaires"

Cette revalorisation est-elle une bonne nouvelle pour la Fonction Publique ? "C’est un peu plus compliqué, estime Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. La ministre de la Fonction publique a manipulé les chiffres de manière malhonnête. Nous, ce que nous attendions, c’était une revalorisation générale des rémunérations des fonctionnaires, ce que l’on n’a pas eu. Une revalorisation du point d’indice permettant de calculer toutes les rémunérations de la fonction publique."

"Ce que nous avons obtenu, c’est une accélération du déroulé de carrière pour les catégories C, précise la syndicaliste. On arrivera plus vite au sommet des grilles salariales, mais on n’augmente pas le salaire du haut de la grille, ni celui du bas, sauf s’il est inférieur au Smic. Les agents de la fonction publique sont très mal rémunérés. On est obligé de réévaluer leur salaire chaque année, sinon, ils sont en-dessous du Smic en début de carrière."

"Ce ne sont que des paroles et des promesses"

N’est-ce pas une bonne chose, de faire un effort pour les catégories C et non pour tous ? "De toutes manières, ils sont obligés de réévaluer les bas salaires. C’est le dernier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron. Il devait faire un signe, revaloriser la rémunération de tous les fonctionnaires. Il n’a pas fait ce choix. Un point coûte à peu près deux milliards d’euros. Une somme somme toute assez dérisoire comparée aux centaines de milliards déversées lors de la pandémie pour aider les grands groupes industriels, qui continuent à dégager d’énormes profits", estime la secrétaire confédérale de la CGT.

"C’est toujours trop pour ceux qui travaillent, et jamais assez pour ceux qui finalement sont très riches, juge-t-elle. Ceux qui étaient en première et deuxième ligne ont été particulièrement exposés. Ils auraient pu revaloriser le point d’indice, pour relancer la consommation." Pourquoi est-il gelé depuis dix ans ? "C’est une bonne question, on nous explique que cela coûte trop cher. Là, c’était la dernière occasion pour que les paroles d’Emmanuel Macron soient suivies d’actes. Lui et son gouvernement, ce ne sont que des paroles et des promesses."

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