Législatives : le PS et Les Républicains actent "la fin d’un monde"

Valérie Pécresse
Valérie Pécresse

Tous deux nettement battus par La République En Marche lors de ces législatives, le Parti Socialiste et Les Républicains voient ce soir la fin officielle de leur domination historique à l’Assemblée nationale.

Partis historiquement dominateurs sous la Vème République, le Parti Socialiste et Les Républicains ont été nettement battus ce dimanche soir par La République En Marche, même s’ils ont réussi à limiter tant bien que mal la casse en décrochant tous deux un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Un renouvellement politique qui va sans doute forcer ces deux formations à une profond travail de remise en cause et d’adaptation à cette nouvelle donne.

Pécresse : "Il faut quand même se poser des questions maintenant"

Pour la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, la droite est tout bonnement passée à côté de toute la séquence électorale du printemps 2017. "Soyons lucides : la droite a raté son rendez-vous avec les Français. Cela devait être notre moment, et ça ne l’est pas. Il faut quand même se poser des questions maintenant. On ne l’avait pas fait avant parce qu’on était derrière nos 577 candidats qu’il fallait défendre. Mais la vérité aujourd’hui, c’est que ce n’est pas une défaite : c’est la fin d’une époque. On n’a pas su renouveler le logiciel depuis 2012, et il va falloir mettre le pied à l’étrier. (…) Sur le domaine des idées, on a semblé parfois plus attachés à la France d’hier qu’à la France de demain. Il faut faire un profond travail de reconstruction", a-t-elle déclaré ce dimanche soir.

Méadel : "La fin d’un monde pour la gauche"

Le son de cloche était sensiblement le même de l’autre côté de l’échiquier politique. Pour la socialiste Juliette Méadel, ancienne membre du gouvernement, l’heure est désormais au bilan pour la gauche. "Les résultats du premier tour étaient éloquents. C’est évidemment la fin d’un monde pour la gauche, qui va peut-être apprendre à faire son autocritique, qui va faire son bilan mais qui a encore des choses à dire", a-t-elle déclaré.

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