Julien Aubert : la reconstruction de Notre-Dame, "pas un record de vitesse"

Julien Aubert, député de Vaucluse, président d'Oser La France et secrétaire général adjoint des Républicains était l’invité politique de Patrick Roger le 17 Avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40. Il appelle à reconnaître Notre-Dame de Paris comme "trésor national", afin de faciliter les dons, et revient sur le délai de reconstruction de cinq ans avancé par le président Macron.

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Qu’est-ce que le député de Vaucluse a retenu de l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron mardi 16 Avril au soir? "C’était une homélie un peu creuse, dans laquelle il y avait des oublis incroyables. Six minutes pour parler d’une cathédrale sans prononcer les mots catholique ou chrétien..."

Faire la lumière avant de reconstruire

"On se demande s’il n’y a pas un malaise parfois, dans ce pays, pour parler de sa propre culture, juge le député du Vaucluse. Notre histoire est évidemment faite de foi chrétienne. Ce n’est pas un garage ni un hangar. On peut aussi légitiment se demander comment nous avons été incapables de protéger cet édifice, estime le secrétaire général adjoint des Républicains. Je pense que, de manière pratique, avant de parler de dans cinq ans, ce serait bien de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé. Nous avons eu un sentiment de rage et d’impuissance. Ce n’est pas le premier édifice qui brûle au moment de sa rénovation."

Julien Aubert vient de déposer une proposition de loi afin de reconnaître Notre-Dame de Paris en tant que "Trésor national". Mais pour quoi faire ? "C’est un statut pour les œuvres d'art pouvant partir à l’étranger, bénéficiant d’une déduction fiscale de 90% pour aider à les faire rester en France." Pour le député, "on ne sait pas quel va être le coût des restaurations, le devis. Cela permettrait d’accélérer les dons, de faire que ce soit un vrai élan national."

Ne pas battre un concours de vitesse

Alors que certaines voix s'élèvent pour critiquer les grands patrons, qui bénéficieront d'abattements conséquents pour les dons qu'ils font en faveur de Notre-Dame de Paris. "J’entends le discours comme quoi c’est l’État qui va payer du fait de la déduction fiscale, reconnaît Julien Aubert. Soyons clair : c’est un bâtiment qui appartient à l’État, c’est donc l'État qui devrait payer. Les cathédrales ont un statut très particulier, elles sont directement gérées par l’État. D’une manière ou d’une autre, ce sont tous les Français qui vont payer pour la réfection de ce monument."

"On a compris qu’Emmanuel Macron était à l’orée d’une campagne européenne, souligne le député du Vaucluse. Mais la corde va finir par casser. J’ai aussi compris qu’il se représentera, qu’il a envie d’être là pour inaugurer Notre-Dame de Paris. Mais c'est un édifice qui a 800 ans. Avant de dire qu’on va le reconstruire en cinq ans, on n'est pas là pour battre un record de vitesse. Ce qui m’importe, c’est que la reconstruction dure pour 800 ans !"

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