Gilbert Collard: "J'ai voté contre la loi anti-casseurs à cause de cet article"

L'interdiction administrative de manifester, décrétée par les préfets: une mesure censurée par le Conseil constitutionnel, et c'est une bonne nouvelle selon le député RN du Gard. Invité du "petit déjeuner politique", Gilbert Collard a aussi expliqué son envie d'être candidat aux élections européennes, sur la liste conduite par Jordan Bardella.

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Après la censure partielle de la loi anti-casseurs, Gilbert Collard explique pourquoi il était lui-même opposé au texte:

"Il n'appartient pas à l'autorité administrative de déterminer qui représente ou pas un trouble potentiel, prévisible à l'ordre public. On ne peut pas laisser à l'autorité administrative, qui est le pouvoir, un élément d'appréciation judiciaire. On ne peut pas confondre le juge et le préfet. Ce qui est incroyable, c'est qu'on ne sache pas arrêter un casseur en train d'agir. Depuis des années on laisse faire les Nuits debout, zadistes etc."

 "La France devient un Etat préoccupant"

Le gouvernement, qui envisage de dissoudre le groupe Génération identitaire, après leur invasion d'une CAF à Bobigny: un deux poids deux mesures, selon le député RN, avocat de profession:

"On ferait mieux de dissoudre les blacks-blocks, qui cassent. La France devient vraiment un Etat préoccupant. La moindre chose, on vous convoque chez le juge, on déclenche une enquête par un procureur nommé par le pouvoir. A côté de ça, on a un manque d'autorité absolu dans les écoles, les lycées, les collèges les rues. Mais d'un autre côté on a de manière ponctuelle, sur des cibles bien recherchées et localisées, le déclenchement d'un processus bien analysé, avec la recherche d'incrimination, et Dieu sait que le code permet d'en trouver: dés qu'on se lève, on commet une infraction sans le savoir. La procédure, la médiatisation, les perquisitions, les procédures judiciaires..."

"Le Parlement national n'est plus qu'une chambre d'enregistrement des décisions européennes"

Gilbert Collard a évoqué la rencontre, entre l'homme fort du gouvernelent italien Matteo Salvini, et Marine Le Pen. "On a des objectifs en commun, on a envie que cette Europe ne soit pas cette espèce de marché de banquier avec cette espèce de Juncker à 35.000 euros par mois, sans les frais de boisson je précise." Et de se défendre, de se livrer à une attaque personnelle avec cette sortie: "Quand vous avez un chauffeur qui picole, c'est le plan personnel?"

Le député du Gard est aussi revenu sur son envie de figurer sur la liste RN aux élections européennes.... et donc d'abandonner son siège à l'Assemblée nationale. Pas de rupture du lien avec son Gard électif, défend-il: quand on est député européen, on garde le lien avec sa région.

"Le parlement n'est plus que la chambre d'enregistrement des décisions européennes. C'est devenu un spectacle parfois triste, parfois comique. C'est Marine qui décidera, mais j'ai vraiment envie de mener le combat."