Frédéric Péchenard : "L'Europe nous a apporté la paix, mais aussi la sécurité"

invité Politique
Frédéric Péchenard interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 24 mai à 7H40.

Frédéric Péchenard, candidat Les Républicains aux européennes et vice-président de la région Île-de-France était l’invité politique de Patrick Roger le 24 mai sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

15%, un socle de reconquête

Trouve-t-il que la campagne de la liste Les Républicains patine ? "Nous partons quand même de très loin, souligne Frédéric Péchenard. Droite et gauche républicaines sont sorties en miette de 2017. Le Président Macron n'a de cesse que de refaire le match de 2017. Je vous rappelle que les sondages ne nous donnaient que 8%. Nous reconstruisons la droite républicaine. Il est indispensable que, dans une démocratie, nous ayons autre chose que 'moi ou le chaos'. Je pense que François-Xavier Bellamy a fait une très bonne campagne. Le socle de 15% est intéressant, c’est un socle de reconquête. La reconquête, ce sera pour après avec les municipales".

"Ce n'est pas un référendum pro ou contre Macron, rappelle au passage Frédéric Péchenard. La question est qui on veut envoyer au Parlement européen". Justement, pourquoi veut-il devenir député européen ? "J’ai été 30 ans commissaire de police, j’ai eu l’honneur de diriger la police nationale sous Nicolas Sarkozy. Il faut bien comprendre que l’Europe nous a apporté la paix, mais aussi la sécurité ! La patronne de Scotland Yard l'a dit y a quelques semaines : le Brexit va avoir de mauvaises conséquences sur le sécurité des britanniques. L’Europe a été très efficace en termes de sécurité, mais c’est très lent. Si je suis élu, je m’engage à travailler pour améliorer encore la sécurité de l’Europe".

La duplicité du Rassemblement national

Faut-il revoir l’accord de Schengen ? "En Europe, nous avons Europol qui fonctionne plutôt bien, et Frontex plutôt mal, estime Frédéric Péchenard. Nous souhaitons que les demandes d’asiles soient, comme pour les visas, traitées en dehors des frontières de l’Europe. Ceux qui sont déboutés restent ! Il faut mettre fin aux organisations criminelles qui profitent des migrants, et nous voulons un corps de gardes frontières solide. En attendant, il nous faut une double protection : frontières françaises et frontières de l'espace Schengen".

Face aux migrants, la police est-elle débordée ? "Pourquoi les organisations criminelles font-elles passer des organisations par l’Espagne ? À Nice, le préfet a fait que l’on ne franchisse plus les frontières italiennes. C’est pour cela qu’ils changent d’endroit". En même temps, "le RN vous parle de l’arrêt de l’immigration et ne vote pas la création d’un corps de gardes frontières. Ils ont voté systématiquement contre toute mesure de sécurité : augmentation du budget d’Europol, le PNR (Passenger name record) pour connaître l’identité des passagers des avions… 99% des djihadistes français sont partis en avions. C’est de la duplicité !" Pour Frédéric Péchenard, "il est scandaleux de ne pas utiliser la force de l’Europe. Elle peut nous aider, elle peut nous protéger. Je ne vois pas pourquoi on s’en priverait".

 

 

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