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François Fillon clame son "innocence" et crie à "l'instrumentalisation"

Par Benjamin Jeanjean

Dans une interview accordée à Radio Classique, François Fillon a de nouveau clamé son innocence au lendemain de sa mise en examen dans l’affaire des emplois supposés fictifs de sa famille. Mais tous ne partagent pas son optimisme, y compris dans sa famille politique.

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Le couperet est tombé, légèrement plus tôt qu’attendu. Sans surprise, François Fillon a été mis en examen par les juges d’instruction dans l’affaire des emplois supposés fictifs de sa femme et de ses enfants. Une affaire qui plombe la campagne du candidat de la droite et du centre depuis de longues semaines maintenant. Alors que l’ancien Premier ministre a réussi à maintenir in extremis sa candidature après un meeting controversé au Trocadéro, il s’emploie désormais à marteler son innocence à qui veut l’entendre.

"Ce calendrier me délivre de l’engagement que j’avais pris"

"Je voudrais dire que je suis innocent, que ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et en ce moment même. Et je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence", a-t-il déclaré ce mercredi dans une interview accordée à Radio Classique, évoquant de nouveau une "instrumentalisation" de la justice. "L'objectif était de m'empêcher d'être candidat et si possible avec ce calendrier diabolique, ma mise en examen deux jours avant la clôture des candidatures à l'élection présidentielle... L'objectif était de faire en sorte si possible que la droite et la centre n'aient pas de candidat. Comme ça c'est plus simple, ce sera un débat entre la gauche et Mme le Pen. Eh bien moi j'ai décidé de résister, je considère que ce calendrier exceptionnel, qui n'est pas celui d'un justiciable normal, me délivre de l'engagement que j'avais pris de ne pas être candidat", a-t-il affirmé.

Jean-Louis Borloo voit-il déjà Fillon "finir à Fleury" ?

Mais tous ne sont visiblement pas sur la même longueur d’ondes dans la classe politique. Ainsi, le quotidien L’Opinion assure que le dimanche 5 mars, l’ancien organisateur de la primaire de la droite, Thierry Solère, a organisé à son domicile un dîner réunissant plusieurs personnalités de la droite et du centre qui se sont détournées de François Fillon : Bruno Le Maire, Jean-Louis Borloo, Bruno Le Maire, Edouard Philippe, Gilles Boyer, Benoist Apparu, Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu. Un dîner au cours duquel Jean-Louis Borloo aurait lâché à propos de François Fillon : "il va finir à Fleury" (comprendre la prison de Fleury-Merogis). Contacté par Le Lab d'Europe 1, l'ancien ministre et maire de Valenciennes a toutefois démenti avoir tenu de tels propos. Nicolas Perruchot, l'ancien maire de Blois à qui le centriste aurait tenu ces propos, dément également : "Je tiens à apporter un démenti formel aux propos qui sont prêtés concernant F. Fillon".

 

 

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