Aurore Bergé : "Mélenchon et Le Pen sont hors du champ républicain"

Aurore Bergé, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM, était l’invitée du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 8 mars 2021 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Aurore Bergé interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio le 8 mars 2021 à 7h40.

Aurore Bergé : "On multiplie les lieux, les opportunités, au sein desquels vous allez pouvoir vous faire vacciner"

Le week-end du 6 mars 2021, plus de 500.000 Français ont été vaccinés, de quoi faire espérer qu’il n’y aura pas de Confinement 3. "On fait tout pour que ce soit le cas", confirme Aurore Bergé, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM. Elle rappelle qu’Emmanuel Macron a fixé comme axe que "tant qu’on pouvait continuer à vacciner, on devait continuer à vacciner et tout faire pour accélérer cette dynamique de vaccination". Le reconfinement est, lui, "l’ultime choix" dans le cas où il n’y aurait "aucune autre option".


Certains appellent à l’ouverture de vaccinodromes, pour accélérer la distribution. "On a multiplié les centres de vaccination" ainsi qu’autorisé la vaccination en pharmacie ou par le médecin traitant, notamment pour l’AstraZeneca. "L’idée, c’était vraiment d’être au plus près de la population et que la population n’ait pas à se déplacer", explique la députée des Yvelines. Sur son territoire, c’est un "vaccibus" qui a été mis en place pour aller "dans les territoires les plus ruraux" et notamment auprès des personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer facilement. "On multiplie, en effet, les lieux, les opportunités, au sein desquels vous allez pouvoir vous faire vacciner."

Les infirmiers et infirmières libérales ne peuvent toujours pas vacciner, ce qui ne manque pas d’interroger la profession qui se sent exclue. Aurore Bergé souligne que de nombreux élus demandent "que l’ensemble des professions médicales habilitées à vacciner puissent le faire". "Progressivement, cette vaccination-là, elle va pouvoir s’ouvrir."

 

Obligation du vaccin pour le personnel soignant : "On y pense, avec un certain nombre de collègues députés"

La question d’une obligation du vaccin pour le personnel soignant est désormais sur la table : "on y pense, avec un certain nombre de collègues députés", précise la présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale. "On a du mal à comprendre en tant que citoyens, nous qui attendons d’être vaccinés" que les soignants "alors qu’ils ont l’opportunité de l’être, ne se vaccinent pas".

Elle rappelle que la question se pose chaque année avec le vaccin de la grippe, où il y a "un taux de vaccination chez les soignants qui est très faible et qui n’encourage pas non plus les Français à l’être". "Si votre propre médecin traitant ne se vaccine pas, est-ce que vous avez envie, vous, d’avoir confiance ?" De fait, pour Aurore Bergé, il est "important qu’ils se fassent vacciner" et qu’en cas de taux de vaccination chez les soignants trop bas, la question de l’obligation de la vaccination doit exister.

 

Violences faites aux femmes : "On a multiplié les lieux dans lesquels vous avez la possibilité de porter plainte"

Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes, qui ont encore beaucoup de droits à conquérir. "La première des priorités, ça reste les violences, et les violences faites aux femmes sous toutes les formes", souligne Aurore Bergé. Le confinement présentait un risque d’augmentation de "violences intrafamiliales" et de "violences conjugales", qui semble avéré. "Je crois que ce qui a été extrêmement important pendant le confinement c’est que là encore, on a tout fait pour maintenir le lien avec ces femmes."

Pour répondre à l’augmentation des violences, "on a aussi multiplié les lieux dans lesquels vous avez la possibilité de porter plainte", notamment dans des hôpitaux. De même, les pharmacies ou encore les supermarchés sont devenus des relais : "l’idée, c’est de faire en sorte que vous puissiez aller dans des endroits où on ne vous repère pas" afin de ne pas avoir peur de porter plainte.

 

"Il faut valoriser la diversité des femmes qui sont dans notre pays"

Un micro-scandale est né après que, dans les "109 Mariannes" partagées par Marlène Schiappa, l’une d’entre elles se soit révélée être voilée. "Elle a eu raison de le faire", explique la députée des Yvelines. "Est-ce que ça fait partie de nos valeurs de valoriser la diversité des femmes qui sont dans notre pays ? Je crois que c’est aussi le cas. Ce sont les talents qui sont valorisés, rappelle-t-elle. L'important est de voir la personne, c'est ce qui est important en République".

 

"Les Français sont profondément écologistes, ou ils ont envie de l'être !"

Le projet de loi "climat et résilience" est examiné à partir du lundi 8 mars à l'Assemblée nationale. "Il est question ici de la lutte contre le dérèglement climatique, du respect des accords pris au moment des Accords de Paris, explique Aurore Bergé, c'est-à-dire réduire notre trajectoire carbone, faire en sorte qu'il y ait le moins d'émission de gaz à effet de serre. 'Résilience', c'est la capacité de la société à faire bloc derrière la nécessité de la lutte contre le dérèglement climatique". Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, réclame un renforcement de certaines dispositions. "La pression, on l'a de fait, estime la députée, parce que les Français veulent qu'on puisse agir. Je crois que les Français sont profondément écologistes, ou ils ont envie de l'être ! affirme-t-elle. Aujourd'hui, quand ils ne le sont pas, c'est qu'ils n'ont pas les moyens financiers, matériels de l'être. Par exemple, chacun veut être écologiste dans son logement, parce qu'on sait qu'on sera mieux isolé, mieux chauffé, que ça coûtera moins cher".

"Tout notre enjeu avec cette loi, c'est comment on fait en sorte que l'écologie soit dans notre quotidien, pas comme une idéologie. L'écologie se fera ni contre les Français, ni contre l'Industrie, ni contre les entreprises. De la même manière que les enseignants doivent pouvoir se sentir libres dans leur manière d'enseigner, souligne Aurore Bergé faisant référence aux événements récents à Sciences Po Grenoble, les parlementaires doivent se sentir libres de légiférer. Ils ne doivent pas le faire sous la menace, sous la contrainte, mais dans le respect du Parlement et donc du temps parlementaire qui est celui du débat, de la confrontation libre des idées, des auditions. Après, il y a un arbitrage politique, parce qu'on a fait un choix très clair de lutter contre le dérèglement climatique".

Sur les menus végétariens à la cantine, "on a voté au moment de la loi Egalim la possibilité d'avoir un repas végétarien par semaine, rappelle Aurore Bergé. C'était une bonne chose car ça permettait d'avoir le choix. Ce que je ne veux pas, c'est qu'on nous impose, qu'on soit dans l'idéologie, dans le dogmatisme".

 

"Mélenchon et Le Pen sont hors du champ républicain"

Christophe Castaner et Stanislas Guérini ont déclaré qu’en cas de second tour Mélenchon-Le Pen en 2022, ils voteraient Mélenchon. "On va tout faire pour qu’il n’y ait pas cette option-là", souligne Aurore Bergé. Elle juge qu’en tant que majorité, LREM doit "tout faire pour que les Français n’aient pas à choisir entre deux options impossibles qui soient soit l’extrême-gauche, soit l’extrême-droite". "Les deux, pour moi, sont hors du champ républicain."

 

 

 

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