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Commerçants : "Ils s'en foutent des JO ! Ce qu'ils veulent c'est travailler aujourd'hui !"

Par Aurélie Giraud

Vitrines brisées, chiffre d’affaires impacté, peur de l’avenir : les commerçants sont désespérés. Marcel Benezet, président de la branche des cafés, bars, brasseries du Groupement National des Indépendants, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 24 mars dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

commerçants retraites
Les commerçants subissent de plein fouet les mobilisations contre la réforme des retraites. © AFP

Les commerçants crient à leur tour leur colère et leur ras le bol. Peur de sortir, vitrines brisées, économie d’essence et rues bloquées : ils subissent de plein fouet les mobilisations contre la réforme des retraites.

Commerçants : "La situation est dramatique"

"Là, c'est le ramassage des poubelles aujourd'hui qui fait déborder le vase" explique Marcel Benezet. "Ce sont des annulations en masse pour nos restaurateurs, nos hôteliers" se désole-t-il. "Nous sommes pris dans une espèce de tourbillon. Nous avons les manifestations, les dettes à rembourser, les PGE, le report des charges, l'énergie qui coûte beaucoup plus cher que le loyer". "On a besoin de travailler et voilà qu'on est condamnés à fermer nos établissements dans certains quartiers !" "Les touristes ne veulent plus venir à Paris !"

"Nous avons des rendez-vous importants cette année, avec le rugby. Et l'année prochaine, les Jeux Olympiques. Mais quand on parle aux commerçants des JO, ils s'en foutent des JO !" "Ce qu'ils veulent c'est travailler aujourd'hui. Si ça continue dans ce sens, on n'aura même plus un hôtel ou un restaurant d'ouvert pour les Jeux Olympiques. La situation est dramatique". Marcel Benezet "en appelle à l'État pour le problème de l'énergie". "Aujourd'hui il y a un ras-le-bol dans la profession" assure Marcel Benezet. "La situation est très très très grave, j'ai un coup de gueule vraiment très important".

 

"Je me fais plus de soucis maintenant que pendant le confinement"

"C'est une catastrophe depuis quelques jours" confirme Delphine, restauratrice sur le Vieux-Port à Marseille. "Hier midi, j'ai fait 3 tables de 2. 6 couverts alors que j'en fais une soixantaine d'habitude". "Tous les jours, j'ai des annulations d'événements, de groupes, de particuliers, de touristes". Elle confie se faire "plus de soucis maintenant que pendant le confinement". La restauratrice "comprend que les gens soient excédés". "On est dans une ambiance hyper morose, les gens sont tristes. Ils ont peur d'être dans les manifestations, peur des violences, peur de ne plus avoir d'essence".  "Il faut vraiment se réveiller, apporter quelque chose pour redonner l'envie aux gens de sourire, de sortir, de s'amuser, de vivre". 

"Les gens ne sortent plus" insiste Marcel Benezet. "Il n'y a plus personne le soir. À partir de 21h, c'est un désert partout". Certains leaders politiques ou syndicaux appellent à bloquer le pays. "On a 3.000 milliards de dettes" rappelle-t-il. "Qui va les payer ? Ce sont nos jeunes qui étaient dans les manifestations hier qui vont les payer !" "On a besoin de travailler, de faire des efforts. Et là, on est en train de mettre un pays à genou".

 

 

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Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast.

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