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Vers un vaccin contre l’épidémie du virus Ebola ?

Par Elliott Léonard

Alors que le bilan du virus Ebola, qui fait rage depuis le 15 mai en République démocratique du Congo (RDC), s’élève à presque 250 morts et plus de 1 000 cas suspects, Moderna, laboratoire biotechnologique américain, s’est lancé dans le développement d’un vaccin pour lutter contre cette épidémie dévastatrice.

Laboratoire Rodolphe Mérieux à Goma, en RDC (Photo by Jospin Mwisha / AFP)

À l’instar du Covid-19, Moderna pourrait s’illustrer une nouvelle fois comme un précurseur dans l’univers du vaccin. Cette fois-ci, c’est un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola qui est en cours de développement. Alors que le bilan de cette épidémie s’élève à 250 morts et 1 000 cas suspects dans l’est de la République démocratique du Congo depuis le 15 mai, le laboratoire biotechnologique américain semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents.

La fin possible d’Ebola ?

Si ce vaccin voit rapidement le jour, il pourrait marquer un tournant pour le continent africain et en particulier pour la République démocratique du Congo, frappée de plein fouet par ce virus, même si hier, quatre infirmières infectées par le virus ont été soignées et ont pu quitter l’hôpital de Bunia, la ville la plus touchée par l’épidémie.

Ce phénomène de guérison n’a rien d’un miracle. Si le diagnostic est effectué sufisamment tôt et - surtout - que les personnes infectées ont accès aux soins, d’autres personnes pourraient être soignées et regagner leur domicile.

Un risque sanitaire toujours élevé

S’il y a de bonnes nouvelles du côté des avancées médicales, l’épidémie du virus Ebola reste néanmoins préoccupante. Provoquant une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, elle inquiète les autorités, tout comme l’OMS (Organisation mondiale de la santé), qui n’arrive pas encore à définir précisément l’ampleur de l’épidémie. La raison : la capacité de la RDC à tester les patients susceptibles d’être malades reste très limitée.

Le risque sanitaire demeure donc « élevé » pour les pays frontaliers de la RDC et « faible » à l’échelle mondiale, selon l’OMS. Néanmoins, ce potentiel vaccin et les premiers cas de guérison permettent d’envisager une limitation de la propagation de l’épidémie.

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