UE, Brexit… Quand Marine Le Pen et Nigel Farage s’échangent des politesses

Nigel Farage, ici au Parlement européen

Ex-dirigeant du parti Ukip et farouche défenseur du Brexit, Nigel Farage a interviewé Marine Le Pen pour le compte d’une radio britannique. Un entretien dans lequel les dirigeants europhobes ont notamment partagé leurs points de vue identiques sur l’Union européenne.

Ancien dirigeant du parti europhobe Ukip et grand artisans du Brexit, Nigel Farage avait refusé au lendemain du vote britannique sur la sortie de l’Union européenne de jouer un rôle majeur dans la mise en place du plan de sortie. Cela n’empêche pas pour autant le député européen de garder un œil attentif sur la vie politique de son pays ainsi que sur celle de ses voisins. Parmi ses dirigeants préférés figure en bonne place Marine Le Pen, qu’il a justement interviewée pour le compte de la radio britannique LBC.

Farage espère l’élection de Le Pen, qui le remercie pour le Brexit

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Nigel Farage espère de tout cœur une victoire de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. "Si vous êtes élue, vous renverserez tout ce à quoi la classe politique européenne à travaillé depuis la signature du Traité de Rome en 1957. (…) Le projet européen ne peut pas survivre sans la France", a-t-il estimé. Auparavant, Marine Le Pen avait remercié les Britanniques ayant voté pour le Brexit. "Merci de nous avoir montré l'issue de cette gigantesque prison que représente aujourd'hui l'Union européenne", a-t-elle dit.

Pour Farage, les Français vivant au Royaume-Uni sont des "réfugiés"

Nigel Farage a également évoqué le cas des nombreux Français résidant au Royaume-Uni. "Il y a 300 000 Français qui vivent rien qu'à Londres (Ndlr : en réalité, dans l'ensemble du Royaume-Uni), je les appelle des réfugiés. Ce sont pour la plupart des gens qui réussissent très bien. (...) Ils sont venus à Londres parce qu'ils n'ont pas peur d'y être surtaxés", a-t-il affirmé, alors que Marine Le Pen s’est, elle, dite "convaincue" que certains Français reviendront vivre en France si elle était élue présidente.

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