Si les Américains voient le cessez-le-feu comme une victoire, du côté israélien, il est plutôt vécu comme un échec cuisant. Ou une simple étape dans le déroulé de son plan. La répression contre le Hezbollah s'est en effet intensifiée ce mercredi 8 avril avec une offensive qualifiée de « plus grande frappe coordonnée » sur le Liban depuis le début de l'offensive américano-israélienne du 28 février dernier.
Un grand écart
Dans la même journée, Israël a annoncé soutenir « la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines… » et avoir « en l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires » au Liban.
Un grand écart entre une trêve actée d'un côté et l'intensification d'un front ouvert de l'autre considéré par les autorités israéliennes comme le plus puissant depuis les quatre semaines de conflit.
« Plus de 100 morts et blessés »
Financé par l'Iran le Hezbollah est dans le viseur de Benyamin Netanyahou depuis 2023 et ces frappes qui leur étaient destinées ont fait « plus de 100 morts et blessés » selon le ministère de la Santé libanais — sans préciser s'ils sont des civils ou des membres du proxy-iranien. De son côté, Israël précise avoir visé des « centaines » de membres du groupe pro-iranien.
« Tous les amis du Liban sont appelés à nous venir en aide »
Suite à ces frappes, Emmanuel Macron s'est exprimé ce matin. Le chef de l'Etat assure vouloir inclure « pleinement » le Liban dans cette trêve, tout comme José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui juge que ces frappes sont « inacceptables ».
De son côté, Nawaf Salam, président du Conseil des ministres libanais, a déclaré que « tous les amis du Liban sont appelés à nous venir en aide pour faire cesser ces attaques par tous les moyens ».