Dix-sept des 65 personnes placées en garde à vue après les violences jeudi soir à Paris impliquant des supporters de l'OGC Nice, et qui ont fait sept blessés dont un grave, sont présentées dimanche à un juge d'instruction, a indiqué le parquet.
Une information judiciaire est ouverte pour violences volontaires aggravées par l'usage d'une arme et la commission des faits en réunion, selon le parquet de Paris.
Cette rixe opposant plusieurs groupes de supporters, à la veille de la finale de la Coupe de France de football remportée par le RC Lens contre l'OGC Nice, a fait sept "victimes de violences", dont l'une avait "toujours son pronostic vital engagé" samedi soir, a indiqué la même source.
Jeudi, une centaine de supporters niçois s'étaient réunis vers 23H30 dans le Xe arrondissement, dans l'est de la capitale, "cherchant manifestement à en découdre", selon la préfecture de police.
Après une déambulation le long du Canal Saint-Martin, une rixe avait éclaté quai de Valmy. Un homme, un hooligan parisien selon une source proche du dossier, a été grièvement blessé.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué vendredi un "affrontement entre groupes ultras", en l'occurrence des Niçois, "probablement renforcés" par des supporters de Nancy, contre des Parisiens.
Le parquet de Paris indique que parmi les victimes de ces violences, trois ont été hospitalisées "en état d'urgence absolue" le soir des faits, dont le blessé grave.
Selon le ministère public, outre les 17 présentations à un magistrat instructeur, sept personnes vont être jugées en comparution immédiate. Huit autres seront déférées en vue d'un placement sous contrôle judiciaire avant de comparaître devant le tribunal correctionnel.
Sur les 65 personnes placées en garde à vue, cinq sont des mineurs, ajoute le parquet de Paris.
Sur le lieu des interpellations, des gants coqués, des protège-dents, des cagoules à l'effigie du club OGC Nice ont été retrouvés, indique le parquet.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des personnes masquées s'en prenant à un bar du quartier, L'Atmosphère, jetant notamment des chaises contre la devanture.
AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP