Mis sur écoute par Obama : le FBI et la NSA démentent les allégations de Trump

Donald Trump (©ROBYN BECK)
Donald Trump (©ROBYN BECK)

Alors que Donald Trump avait récemment assuré que son prédécesseur Barack Obama l’avait mis sur écoute lors de la campagne présidentielle, le président américain a été contredit ce lundi par le FBI et la NSA.

Rarement un président américain n’aura suscité autant de polémiques dès son intronisation à la Maison Blanche. Et pourtant, Donald Trump ne semble pas vouloir changer la recette qui l’a amené à la victoire lors des primaires républicaines puis l’élection présidentielle. Jamais avare d’un bon mot face à la presse ou sur Twitter, le président américain avait ainsi accusé récemment Barack Obama, son prédécesseur, de l’avoir mis sur écoute pendant la campagne présidentielle. Des allégations qui ont beaucoup fait parler de l’autre côté de l’Atlantique, y compris dans les plus hautes sphères de l’administration américaine.

Une procédure trop rigoureuse, même pour un Président ?

C’est ainsi que le directeur du FBI, James Comey, s’est exprimé sur le sujet ce lundi pour faire le point. "Le département (de la Justice) n'a pas d'informations soutenant ces tweets", a-t-il déclaré lors d'une audition à la Chambre des représentants. Le dirigeant a aussi expliqué qu’"aucun président ne pourrait" ordonner de telles écoutes en raison de la "rigueur" de la procédure juridique pour mettre sur écoutes des citoyens américains, qui implique notamment la signature d'un juge spécialisé.

La NSA dément elle aussi

Le directeur de la NSA, l'amiral Mike Rogers, a de son côté démenti lors de la même audition l’information selon laquelle Washington ait pu demander aux services d'espionnage britanniques d'espionner Donald Trump, comme l'avait insinué un commentateur conservateur, repris par le porte-parole de la Maison Blanche la semaine dernière. "Je n'ai rien vu du côté de la NSA sur une telle activité, et personne ne nous a demandé de mener de telles activités", a-t-il affirmé, alors que les autorités britanniques avaient déjà jugé la semaine dernière "ridicule" l’éventualité d’une telle demande.

(Avec AFP)

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