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Guerre en Iran : Les émirats au ralenti

Par La rédaction

Au gré des déclarations de Donald Trump, les expatriés français des Émirats Arabes Unis ne voient pas la fin de la crise.

Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis
Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis

Donald Trump vient d’affirmer que la guerre en Iran serait terminée dans les semaines qui viennent. Faut-il le croire ? Mais quelle est la situation sur place pour les Français dans les émirats ?

Un tiers des expatriés partis des émirats

Les Émirats Arabes Unis comptent une importante population étrangère. Ils ont été visés par plusieurs attaques de drones iraniens. « Depuis le début du conflit, nous en sommes déjà à une soixantaine d’alertes, ce qui est énorme, confie Angélique, écrivain Française installée à Abu Dhabi, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. On a recensé un total e 2429 projectiles tirés sur les émirats. Les Français ont un peu peur. Environ 20000 sont partis et on ne sait pas s’ils vont revenir."

"C’est à peu près un tiers de la population d’expatriés de la zone qui est parti." Est-ce devenu trop dangereux ? "Pour l’instant, nous sommes toujours avec des journées ponctuées par les alertes. Les débris de drones ne tombent pas dans les centre-villes mais dans les campagnes. C’est arrivé dans une ferme hier. Mais les gens ont peur que tout s’enflamme. Il y a des on-dit qui font paniquer les expatriés sur place. Des comités surveillent les prix des biens alimentaires. La seule chose qui a augmenté est le prix de l’essence : le super a augmenté de 30% et le diesel de 72%. Mais c’était volontaire pour rester aligné sur les prix de vente mondiaux."

"On revit la situation du Covid"

À cela s’ajoutent de violentes inondations. "Il est vrai que nous n’avons pas été gâtés, reconnaît Angélique, écrivain Française installée à Abu Dhabi, sur l'antenne de Sud Radio. Mais cela a permis une accalmie sur les alertes de missiles et de drones. Les orages ont duré très longtemps, nous avons eu quatre jours d’intempéries et de vents violents. Je n’ai jamais vu une telle quantité d’eau tomber en si peu de temps de toute ma vie."

Peut-on encore garder le sourire dans un tel contexte, avec la crainte d’un conflit qui s’éternise ?"Quand je discute un peu avec tout le monde, ils ont l’impression de revivre la situation du Covid. Les lycées et collèges sont fermés jusqu’au 17 avril. L’économie est au ralenti, et les entreprises demandent de prendre des congés un peu forcés. C’est un peu la soupe à la grimace, même si le gouvernement fait tout pour rassurer tout le monde."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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