Avant la nuit, Donald Trump avait promis “une civilisation qui va mourir”… quelle est la situation ce matin sur le front de la guerre en Iran ? Dans la nuit, un accord a été trouvé pour quinze jours de cessez-le-feu, hors Liban.
Iran : "Le régime est toujours en place"
"La question est de savoir si l’on est à la fin ou au milieu de la partie, s’interroge le Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air et ancien commandeur suprême de l'OTAN, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Les conditions de stabilisation de cet accord sont loin d’être acquises. On peut se satisfaire d’un arrêt temporaire, mais c’est paradoxal. On sait que Donald Trump cherchait une voie de sortie à cette crise. Il a pris un raccourci plutôt que d’employer la force."
"Le détroit d’Ormuz était ouvert avant cette crise, et le peuple iranien sort meurtri de tout cela. Le régime est toujours en place." Difficile de savoir avec qui Donald Trump négocie… "Je constate que le potentiel de nuisance de l’Iran n’a pas sensiblement diminué. Je pense aux drones et aux missiles balistiques. Les 400 kg d’uranium enrichis sont bien cachés. Trump n’ayant pas fixé d’objectifs clairs, difficile de dire s’il a réussi."
🇺🇸🇮🇷Cessez-le-feu en Iran
🗣️Général Jean-Paul Paloméros : "On a régressé. Le détroit d'Ormuz était déjà ouvert, et le régime est toujours en place !" #GrandMatin
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"Une coalition à bout de souffle"
Peut-on avoir un espoir de changement de régime ? "Pour l’instant, les Pasdaran sont à la manœuvre, analyse le Général Jean-Paul Paloméros, ancien commandeur suprême de l'OTAN, sur l'antenne de Sud Radio. On les connaît, ce ne sont pas des tendres." Un cessez-le-feu permet-il de reconstituer ses forces ? "Évidemment, on voit bien que la coalition était à bout de souffle. Les Iraniens peuvent aussi crier victoire. La clé est de voir si le détroit d’Ormuz est libéré, ou si les Iraniens conservent un contrôle que, je le répète, ils n’avaient pas avant cette guerre."
On parle d’une intervention de la Chine, l’Asie souffrant plus encore que l’Occident du blocage de ce détroit. "On a le sentiment que le Pakistan a joué un rôle important. La Chine tirera les marrons du feu. Elle a des réserves très importantes et s’était préparée à une crise de cette nature. Les dommage d’ores et déjà infligés aux infrastructures pétrolières et gazières sont extrêmement importants."
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