Les coulisses du 20h de TF1 racontés par Gilles Bouleau

Gilles Bouleau
AFP

Pour sa rentrée, Valérie Expert recevait dans son émission le « 10h-Midi » sur Sud Radio, Gilles Bouleau. Le présentateur du journal le plus regardé d’Europe nous raconte les coulisses de son nouveau décor et sa fabrication.

Le nouveau plateau que l’on a pu découvrir est entièrement rénové et repensé. Quel est le bilan de ce changement ?

Il est plus que positif. Nous avons plus qu’une semaine de recul car nous avons fait beaucoup de numéro zéro. Les réactions que l’on a sont positives. Les téléspectateurs se disent que nous n’avons pas changé d’univers. Nous n’avons pas repeint le plateau en vert pomme avec des rayures vertes. Et en même temps  un vent de modernité s’est insufflé. Nous n’avons pas fini. Nous sommes dans le plateau mais nous allons plus l’habiter.

 

Nous avons vu quelques critiques dans lesquelles les gens disent, ne pas trop voir ce qui a changé. C’était volontaire de ne pas donner le sentiment d’avoir tout bouleversé ?

Je n’ai jamais promis que je présenterai le journal les pieds au mur ni moi, ni Claire ni Jean- Pierre Pernaut. Il faudrait que je travaille la position…

 

C’est vrai que le changement et assez subtil. Des téléspectateurs trouvent que vous avez changé pour ressembler à France 2 !

Je m’étais dit l’inverse il y a quelques années lorsque nous avions la Tour Eiffel dans le décor de notre journal. Un matin en me réveillant, je vois, en même temps elle n’appartient à personne, la tour Eiffel derrière le présentateur de France 2. Notre nouveau décor est inspiré par nous, voulu par  nous, qui ne s’inspire de personne d’autre !

 

Le parti pris dans ce JT est très pédagogique .Vous voulez être très proche des gens comme le  journal de Jean-Pierre Pernaut ?

Si il y a un enseignement à tirer de son journal c'est que Jean Pierre depuis des années ne veut abandonner personne sur le chemin. Par exemple, si on veut parler de la crise au Venezuela, Jean-Pierre va dire «  attendez les enfants, si on veut parler de la crise au Venezuela aux téléspectateurs français, il faut que ce soit intelligible, compréhensible  et incarné. »

 

Au regard de vos derniers journaux, moins de sujets politiques sont développés. Désertez-vous la politique au profit de la vie quotidienne ?

Non. Nous avons fait 15 minutes sur le départ de Nicolas Hulot et c’est de la politique. J’aime à croire que notre journal est regardé par des enfants de 7 ans comme des nonagénaires. Tout me va. Alors, quand Nicolas Hulot démissionne , nous essayons d’expliquer de mille et une manières pourquoi, c’est important.

 

Comment ça se prépare un JT ?

Ca se prépare beaucoup ! J’attaque à 7 heures chez moi. J’arrive à 9 heures au bureau et nous avons une première conférence qui dure environ une demi-heure. Dans la journée nous avons plusieurs conférences et nous essayons d’élaborer le journal avec ses versions successives. On écrit, on corrige, on commente les sujets. Je décide des sujets avec la rédactrice en chef et son adjoint.  Notre réflexion commune ouverte sur la rédaction de 25-30 personnes en conférence de rédaction est le résultat de tous ces échanges.

 

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