Les confidences exclusives de Gilles Bouleau au micro de Valérie Expert

Gilles Bouleau
AFP

Les questions fusent dans l'émission de Valérie Expert sur Sud Radio. Et Gilles Bouleau, invité et parrain du "10h-Midi" qui entame sa deuxième saison ne se dérobe pas. Confessions séduisantes du journaliste le plus regardé d'Europe. 

 

Valérie Expert: Vous recevez du courrier des téléspectateurs. Avez-vous des remarques sur la façon d’on vous êtes habillés, sur votre sourire, sur des choses un peu plus futiles ou est-ce toujours sur le fond du journal?Gilles Bouleau: Il y a le profane et le sacré. Il a le futile et l’important. Des gens nous écrivent qu’ils adorent notre journal et d’autres écrivent, votre cravate avant-hier, je suis un peu interrogatif ! Il y a de tout !

Avez-vous reçu demandes en mariage ?

Malheureusement pas ! Aucune demande en mariage, aucune bague de fiançailles. Rien ! Je le déplore. (rires)

Vous êtes très attention à l’audience?

L’audience je la regarde le matin à 9H01. A 9h03 j’en ai fait l’analyse et tout le reste de ma journée est consacré au journal. Je vous mentirai si je vous disais que l’audience j’en ai rien à faire, elle est importante, c’est une boussole mais j’y pense 5 minutes par jour et ça me suffit. Et le reste du temps, ils ne faut pas trop être obsédés par ceux que vous pensez être les attentes des téléspectateurs. 

Intéressez-vous par exemple à Twitter ?

Je regarde avec modération. Je pense que c’est un prisme un peu déformé, il y a des choses qui son au-delà du borderline : des injures, des critiques sur le physique qui sont totalement déplacées.

Avez-vous un œil sur le journal de France 2 ?

C’est moins facile parce que je suis beaucoup debout et debout, j’ai du mal à faire Rémy bricka. Mais j’ai un petit écran sans son bien sûr, qui me permet de regarder. Je regarde pour voir le début du conducteur, je vois à peu près ce qu’est la logique du journal. Il n’y a pas un journal de 20h sans que le texte que j’ai avant 20H ne change pas. Il arrive qu’un sujet soit enlevé et un autre ajouté pendant le journal. C’est quelque chose de vivant le journal ce n’est pas une partition écrite à 9h30 du matin à laquelle on s’accroche, sinon ce serait ennuyeux.

Etes-vous une star de la télévision ?

Je ne sais pas par ce que vous entendez par le mot star. Mais je ne refuse pas ça mais je ne nourris pas cela non plus. Il y a certain aspect qui en sont agréables. Je trouve les gens bienveillants. Je suis dehors dans le train ou le métro, il y a un clin d’œil, quelque chose comme cela. En revanche l’éventuelle surexposition en dehors du journal, je ne suis pas forcément fan et je ne suis pas certain que les téléspectateurs le demandent. Il y a des gens dont c’est le métier d’être célèbre pour être célèbre.

Maintenant, l’instant Google. En tapant votre nom, les choses les plus cherchées sont : votre âge, votre salaire et votre taille.

J’ai 56 ans. . Je mesure 1m 80 et je suis marié depuis plus de 20 ans. J’ai un salaire qui est très confortable. Et souvent, je me dis que c’est un job exposé, je ne sais pas combien de temps ça durera et je n’ai pas honte de mon salaire.

Faîtes-vous des folies avec votre argent ?

Payer mes impôts, c’est une folie. Sinon rien de spécial. Je n’ai pas le goût des voitures de luxe par exemple.

C’est impossible de dire son salaire en France ?

J’adorerai le dire car je n’ai pas honte du moindre centime du salaire que je gagne. Je gagne disons moins qu’un gardien de but de ligue 2.

 

Vous avez été correspondant aux Etats-Unis pendant longtemps. D’ailleurs, c’est vous qui avez annoncé la mort de Michael Jackson en France.

On était parti trois jours à Los Angeles et en fait on est resté six semaines entre le moment où Michael Jackson est mort et les obsèques, ça a pris beaucoup de temps. On campait devant Neverland pendant des jours et on s’est aperçu au bout d’un moment que le fonds de pension, Neverland était le propriétaire du Paris Saint-Germain. Et quand le propriétaire de ce fonds de pension s’aperçoit que nous sommes TF1. Il nous dit venez et on est rentré. Toutes les télés nous regardaient et ne comprenaient. Au départ c’était assez strict Nous devions rester quelques minutes sans parler aux employés. Au final, nous avons passé la journée entière. Je n’aime pas le mot scoop mais c’était une journée inoubliable. Vous comprenez qui était le bonhomme. Sa solitude incroyable. J’ai été frappé par deux choses, d’abord son studio de répétition de danse. On peut tout dire de Michael Jackson, c’était un danseur exceptionnel et le plancher était usé a l’endroit où il bossait inlassablement. Et puis la démesure de tout, c’est inoubliable tout cela.

 

Vous êtes-vous fixé une date d’arrêt de la présentation du JT ?

Mon patron et les téléspectateurs, l’un avant l’autre ou les deux en décideront. Si vous avez cela en tête, ca vous tétanise. Alors, non !

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