François Jouffa : "Avec la mort de Johnny, c'est toute la France qui est en deuil"

"Avec la mort de Johnny, c'est toute la France qui est en deuil"

Quelques heures après l'annonce du décès de Johnny Hallyday, le journaliste François Jouffa a tenu à rendre hommage au chanteur au micro de Sud Radio.

Johnny Halliday s'est éteint la nuit dernière à l'âge de 74 ans, succombant à un cancer des poumons contre lequel il se battait depuis 1 an. L'annonce de son décès a provoqué une vague d'émotion chez ses proches et ses fans, mais aussi ceux qui l'ont côtoyé comme le journaliste François Jouffa, auteur de plusieurs ouvrages consacrés au chanteur. 

La mort de Johnny, "c'est comme un mauvais rêve, un cauchemar éveillé"

Joint par téléphone, notre confrère a fait part de sa tristesse au micro de Sud Radio et a tenu à saluer la mémoire d'un immense artiste qui a su accompagner toutes les générations. "Vous vous rendez compte que l'on dit encore l'idole des jeunes alors que ce pauvre Johnny avait 74 ans. L'idole des jeunes, c'était quand il avait 16 ans et que la génération des baby boomers a émergé. Il avait gardé ce surnom, ça prouve l'importance qu'il avait pour toute une génération et pas seulement", a-t-il d'abord déclaré. "Je m'aperçois ce matin que c'est toute la France qui est en deuil", a-t-il poursuivi. "On s'y attendait malheureusement, on avait annoncé tant de fois sa mort que finalement je n'y crois plus, c'est comme un mauvais rêve (...) un cauchemar éveillé", a-t-il ajouté avec une émotion palpable.

Et l'intéressé de rappeler à quel point Johnny a été une star populaire et un chanteur précurseur dont le succès a perduré et ne s'est jamais démenti. "Johnny avait tous les styles de chansons depuis le début des années 60 même s'il n'aimait pas qu'on dise ça (...), mais c'est tout à son honneur. C'est la grandeur de Johnny d'avoir survolé les modes et les courants", a-t-il ainsi rappelé. "Ce qui est étonnant dans la carrière de Johnny (...) c'est que c'est le public qui s'est adapté petit à petit à lui (...). Au départ, pendant plus d'une décennie, une grande partie du public ne l'aimait pas du tout et aujourd'hui, c'est l'unanimité totale", a-t-il conclu.

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