« Alors, l'affaire fait grand bruit, elle suscite des émois et des altercations. L'éviction d'Olivier Nora de la direction de Grasset vire donc au cataclysme médiatique et politique avec l'annonce du départ de 113 auteurs de l'illustre maison d'édition. De grandes plumes s'indignent de la méthode et cossignent tribunes dans lesquelles ils proclament qu'ils refusent désormais de publier leur littérature sous l'autorité de M. Vincent Bolloré.
Bourdon contestable de la part du mania des médias qui ne cachent pas ses orientations professionnelles et politiques, ça c'est clair. Pire qu'un crime, c'est une faute, aurait dit Talleyrand, certainement, voyant cette actualité.
"L'édition française a été sous le contrôle d'une police de la pensée"
Mais, sans excuser ou justifier en rien le coup de menton du propriétaire de CNews, d'Europe 1, de Canal+, d’UGC, de Fayard, déjà au cœur de nombreuses polémiques idéologiques ou celles concernant le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne. Convenons que les indignations d'aujourd'hui ne doivent pas occulter le fait que, longtemps, l'édition française a été sous le contrôle d'une police de la pensée.
Je fais allusion au pamphlet d'Éric Naulleau, « Petit déjeuner chez Tyrannie », paru en janvier 2003, où l'autoconfrère dénonçait une certaine chope de plomb morale imposée par Josyane Savigneau, Philippe Sollers, dans Le Monde des Livres, avec la bénédiction de Bernard-Henri Lévy et de Jean-Paul Enthoven, prédicateur de la bien et de la malpensance.
🇫🇷 Affaire Grasset : ne pas s’indigner seulement quand c’est la droite qui dérape
— Sud Radio (@SudRadio) April 16, 2026
🗣️ @perikolegasse :"Sans excuser Bolloré, il ne faut pas s’indigner que dans un seul sens"
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"Ne nous en indignons pas toujours dans un sens"
Alors, indignons-nous de tous les excès d'une position dominante, mais nous ne nous en indignons pas toujours dans un sens, puisque nous nous en indignons aujourd'hui sur le fait, sur la situation de M. Nora, il ne faut pas s'en indigner seulement quand cette indignation est suscitée, parce que c'est assisté d'un côté. Quand c'est la droite, c'est très très mal.
Je suppose que si un patron de gauche avait évincé un directeur de maison d'édition de droite, les mêmes voix auraient dit : « C’est très bien, il était temps de débarrasser cette maison du fasciste qui la dirige ». Voilà, nous sommes sur ce diadrome par le vrai. Et vous pouvez évidemment, tous les gens que j'ai cités peuvent appeler, je serais ravi d'en discuter avec eux, mais nous aimons, en République française, on aime bien que l'équité soit faite dans le débat politique. »
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