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Procès en appel de Marine Le Pen : un mois décisif pour la présidentielle 2027

Par Emmanuel Mottet

GROS PLAN SUD RADIO - Le procès en appel de Marine Le Pen pour l’affaire des assistants parlementaires va s’ouvrir ce mardi 13 janvier.

STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

C’est le procès de l’année, le début d’un mois de procédure judiciaire qui va animer l’actualité politique française. Dès ce mardi 13 janvier et jusqu'au 12 février, Marine Le Pen devra affronter la justice en cour d’appel sur l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National.

La tête d’affiche du RN n’est pas la seule : sur le banc des accusés figureront onze autres membres du parti de Marine Le Pen, notamment l’une des figures du groupe politique, Louis Aliot. Toutefois, c’est bien la fille de Jean-Marie Le Pen qui suscitera toute l’attention. Plus qu’un procès, c’est le combat pour la présidentielle 2027 qui va se jouer pendant ce mois. En première instance, celle qui est aussi députée du Pas-de-Calais avait déjà été condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.

L'option Bardella

En tête dans les différents sondages pour les élections présidentielles, la candidate naturelle du Rassemblement national pourrait voir l’objectif qu’elle convoite tant se refermer devant elle à quinze mois de l’échéance. Cependant, rien n’est perdu pour l’ancien Front national, en particulier avec les scores dont Jordan Bardella bénéficie dans les sondages.

Une dernière chance pour Marine Le Pen

Question passation, Marine Le Pen se montre claire depuis plusieurs mois en affirmant que l’homme politique de 30 ans sera son successeur si l’issue du procès ne lui est pas favorable. Récemment, un eurodéputé du parti déclarait : « Une manière de dire aux juges qu’ils ne régleront pas le problème du RN en l’éliminant de la course. »

Toutefois, si l’issue de ce procès en appel n’était pas favorable, une dernière chance pourrait se présenter à Marine Le Pen. En effet, il serait encore possible pour la triple candidate à la présidentielle de se pourvoir en cassation. Il est également important d’ajouter que, si cette situation arrivait, l’affaire serait jugée assez vite selon les dires de Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation, c’est-à-dire en fin d’année, soit moins de six mois avant la Présidentielle 2027.

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