Dissolution de la CSI 93 : "dans la police, personne ne couvre les faits"

La compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93) sera partiellement dissoute. Le parquet de Bobigny a initié 17 enquêtes préliminaires à l'encontre des policiers de cette unité.

Thierry Clair est secrétaire national du syndicat UNSA Police. © AFP

Certains policiers de la CSI 93 sont soupçonnés de violences, de vols, de racket, de falsifications de PV et de trafic de stupéfiants. Ils auraient extorqué d'importantes sommes d'argent, auraient monté de fausses procédures et auraient violemment agressé des citoyens innocents. Pour parler de ces enquêtes, Thierry Clair, secrétaire national du syndicat UNSA Police, était l'invité de Patrick Roger le 2 juillet 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"L’enquête démontrera les implications de chacun"

Tout en avouant que ce sont "des accusations graves", Thierry Clair a tenu à faire savoir que les enquêtes ne concernent pas tous les policiers de la CSI 93. "Ce ne sont pas 140 ou 150 fonctionnaires qui sont inculpés de ces chefs d’accusation. L’enquête démontrera les implications de chacun, et si ces accusations sont corroborées par les éléments de l’enquête ou pas. L’enquête nous le dira."

Selon Thierry Clair, la dissolution de la CSI 93 n’est pas forcément nécessaire. "Si réorganisation du service il doit y avoir, c’est surtout en termes de crédibilité pour l’institution."

"Les enquêtes sont ouvertes, elles se déroulent normalement"

La compagnie de sécurisation et d'intervention, de quoi s’agit-il ? "C’est une compagnie qui est en permanence sur le terrain, avec des unités qui travaillent soit en tenue, soit en civil. Sa mission est la sécurisation des quartiers et la lutte contre la petite et moyenne délinquance. C’est aussi l’unité dédiée au maintien de l’ordre pendant les manifestations", a expliqué Thierry Clair.

Thierry Clair n’est pas heureux de voir ces accusations, en revanche il apprécie que les Français puissent voir que la police est capable de se remettre en question. "Cela fait plusieurs semaines que la police est dénigrée, on fait courir des faits de violence et de racisme. Quoi qu’il en soit, cette affaire démontre au moins une chose : lorsque des accusations sont portées contre les policiers (et des faits ont notamment été dénoncés en interne), les enquêtes sont ouvertes, elles se déroulent normalement, avec des moyens d’écoute. Personne ne couvre les faits."

 

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