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Des criminels libérés faute de temps pour les juger

Par La Rédaction

L'Union syndicale des magistrats s'inquiète à l'annonce de la libération de criminels en 2026, faute d’avoir pu les juger dans les temps.

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Des criminels libérés faute d'avoir pu les juger à temps ? (Damien Meyer - AFP/Archives)

Le procureur général d’Aix-en-Provence a alerté : plusieurs criminels risquent d’être libérés en 2026, faute de pouvoir être jugés en temps et en heure. Est-ce admissible ?

Un millier de dossiers criminels en action

"C’est une situation tout-à-fait déplorable, réagit Ludovic Friat, premier vice-président adjoint du tribunal de Paris et président de l’Union syndicale des magistrats (USM), au micro de Maxime Lledo sur l'antenne de Sud Radio. Cela fait écho à ce que disait le procureur général de Paris qui parlait d’un risque de submersion de l’audiencement criminel. À Paris, mais c’est la même chose en province, nous avons 1000 dossiers criminels en attente de jugement. Nous savons que nous en avons 700 en règlement, l’acte final de l’instruction."

"Depuis 2021, les stocks ont été multipliés par deux. C’est considérable. Nous essayons de prioriser des dossiers, mais d’autres attendent dans un coin pour être jugés. Mais nous en arrivons à un point où, même en faisant ainsi, on n’arrive pas à juger tous les détenus."

Des recours quasi systématiques

"Il va falloir choisir les moins dangereux, pour respecter ces délais procéduraux impératifs. Les mettre sous contrôle judiciaire." L’USM a-t-elle pu en parler au Garde des Sceaux ? "Il s'agit en fait un problème qui est ancien, on en parle depuis des années. Il ya plusieurs causes. Les procès hors normes se sont multipliés, les procédures de viol également, c’est heureux. C’est quasiment devenu un contentieux de masse. On manque de salles pour les grands procès, on ne sait pas où les juger."

"Nous sommes aussi face à des dossiers de criminalité organisée, des dossiers complexes, avec des avocats très pointus qui font de plus en plus de recours. C’est quasiment systématique, vous engorgez le système, constate Ludovic Friat, premier vice-président adjoint du tribunal de Paris et président de l’USM. Nous n’avons quasiment plus de marge. Il ne faut pas oublier toute la chaine pénale : il nous faut des enquêteurs, plus de procureurs…"

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Maxime Lledo.

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