Comment répondre à un tel niveau de violences dans les manifestations autour des lycées. À La Ciotat, un jeune de 16 ans a agressé un professeur en l'aspergeant d’essence.
Un professeur agressé devant les grilles
"Nous étions quelques collègues devant les grilles, devant les forces de police, raconte Thierry Laurent, professeur de physique-chimie au lycée Méditerranée, à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Ceci afin de générer le dialogue, d’essayer de pacifier le blocus. Nous avons réussi à sauver quelques poubelles de la combustion. À un moment, des élèves ont allumé un feu au pied d’un arbre. Il a commencé à s’embraser."
"Comme j’étais le plus proche, j’ai essayé de l’éteindre. C’est à ce moment-là que j’ai été aspergé d’essence." Comment se porte-t-il ? Sur la peau, cela a disparu rapidement. "Une fois correctement nettoyé, sous deux jours, il ne devrait plus y avoir de séquelles." Connaissait-il ce jeune ? Était-il scolarisé dans l’établissement ? "Non, je ne le connaissais pas. Je ne sais pas si l’élève interpellé a reconnu les faits devant les forces de police qui l’ont interrogé. En tout cas, il y a un présumé responsable de cet acte, scolarisé au sein du Lycée Méditerranée."
🔴Blocus des lycées : ce professeur de physique-chimie à La Ciotat, a été aspergé d'essence ! #GrandMatin
🗣️Thierry Laurent : "Je veux qu'il me rende des comptes, comprendre"
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— Sud Radio (@SudRadio) October 5, 2026
"Qu'il me rende des comptes"
Le suspect mineur a été identifié par la suite. L’enseignant a souhaité le rencontrer pour comprendre les motivations de son geste. Une demande rejetée. "Quand j’ai reçu l’essence, il est revenu à la charge, et m’a asséné un coup de pied dans le dos par derrière, explique Thierry Laurent, professeur de physique-chimie au lycée Méditerranée, sur l’antenne de Sud Radio. Là, instinctivement, je me suis retourné puis suis parti. Je lui ai demandé à deux reprises de revenir vers moi, je voulais avoir des explications, qu’il me rende des comptes. C’est un souhait que j’ai exprimé plusieurs fois, auprès de ma hiérarchie, auprès des services de police quand j’ai déposé plainte. On m’a dit que cela n’était pas possible."
"Je comprends que, dans le cadre d’une procédure, ils avaient bien autre chose à faire qu’organiser une rencontre. C’est une bêtise qui aurait pu avoir des conséquences, mais qui n’en a pas eu." Malgré tout, cet enseignant appelle à l’apaisement. "Non seulement j’aimerais comprendre ce jeune, mais aussi lui donner une seconde chance. On est là pour aider les jeunes à se construire, pas à détruire leur avenir. La journée de demain est inquiétante. Après la manifestation, il pourrait y avoir des débordements. Mais ce sera le fait de casseurs."
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