À Toulouse, le topless n'est plus le bienvenu dans les piscines

Répandu sur les plages, le topless sera surveillé de près dans les piscines de Toulouse cette année (©ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP)
Répandu sur les plages, le topless sera surveillé de près dans les piscines de Toulouse cette année ©ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP

Témoignage Sud Radio. Une Toulousaine de 35 ans s’est récemment fait rappeler à l’ordre dans deux piscines différentes pour avoir eu le tort de ne pas porter de haut de maillot de bain. Mais la règle en vigueur est encore loin d’être bien comprise.

Alors que la Suède autorise depuis près de deux ans le topless dans les bassins des piscines municipales et qu'un espace naturiste s'installe pour la deuxième année au Bois de Vincennes (Paris), des agents de surveillance des piscines de Toulouse font, eux, la chasse aux seins nus. Une mère de famille de 35 ans vient en effet de se faire rappeler à l'ordre dans deux piscines différentes de la ville.

Premier épisode la semaine dernière à la piscine Nakache, plus grand bassin extérieur de Toulouse. Après s’être installé sur la pelouse et avoir enlevé son haut de maillot de bain, cette maman se lève alors pour donner à goûter à son enfant. "Là, je vois un gardien qui vient me voir et qui me dit "Madame, vous n’avez pas le droit d’être debout sans votre haut de maillot. Vous pouvez si vous êtes allongée"", raconte-t-elle au micro de Sud Radio.

Une réaction qui s’apparente toutefois à un excès de zèle selon la mairie, qui réplique que seule la baignade seins nus est interdite. Mais quelques jours plus tard, rebelote dans une deuxième piscine de la Ville Rose, où la jeune femme est cette fois carrément priée de quitter les lieux. "Je vois arriver la police. Ils sont venus me demander d’évacuer les lieux ! Au début, ils disaient que c’était écrit sur le règlement, et quand on lit ce règlement, il n’est pas stipulé que nous n’avons pas le droit d’être sans le haut en-dehors des bassins", proteste-t-elle.

Si la règle et son application semblent donc encore un peu floues, les baigneuses toulousaines sont aujourd’hui perdues.

Propos recueillis par Christine Bouillot

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