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Policiers mis en cause : "Il est classique de criminaliser le comportement de la victime"

Par Benjamin Jeanjean

Délégué général d’Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Jean-Étienne de Linarès était l’invité ce matin du Grand Matin Sud Radio pour revenir sur la récente bavure policière survenue aux Lilas (Seine-Saint-Denis).

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Alors qu’un homme de 40 ans a été roué de coups récemment lors d’un contrôle d’identité aux Lilas (Seine-Saint-Denis), les images de l’interpellation ont beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux et le policier impliqué a été suspendu. Délégué général d’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Jean-Étienne de Linarès était l’invité ce jeudi du Grand Matin Sud Radio. "Lorsque des policiers sont mis en cause, il est très classique pour eux de criminaliser le comportement de la victime. Mais peu importe, finalement. Au-delà de la réalité des faits, il est totalement scandaleux que des policiers puissent frapper un suspect à la tête une fois qu’il est maîtrisé et à terre", s’insurge-t-il.

"Les hiérarchies couvrent les policiers beaucoup trop systématiquement"

Alors que le terme de bavure est d’ores et déjà employé, Jean-Étienne de Linarès apporte une petite nuance. "Oui et non. C’est une bavure parce que ce n’est – heureusement – pas quelque chose de systématique. Néanmoins, on sait que ces comportements ne viennent pas par hasard puisque les hiérarchies couvrent les policiers beaucoup trop systématiquement. Il semble toutefois qu’ici, pour le coup, ce ne soit pas le cas", assure-t-il.

Alors que, selon lui, "il peut y avoir des cas où l’usage de la force est nécessaire, mais elle ne doit pas se transformer en logique punitive", il plaide pour la mise en place de nouvelles mesures pour éviter ce genre d’incidents. "Les caméras embarquées sont une possibilité, en faisant attention à ce que les enregistrements ne disparaissent pas... Surtout, il faut une police qui se rapproche de sa population. Il est particulièrement dommage, même d’un point de vue policier, que la notion de récépissé n’ait pas été adoptée par les policiers", regrette-t-il, citant notamment l’exemple de certains quartiers espagnols où ces récépissés ont été institués.

Réécoutez ici l’intégralité de l’interview de Jean-Étienne de Linarès dans le Grand Matin Sud Radio.

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