single.php

A Nantes, hommage à Quentin Deranque et "contre-rassemblement" antifasciste

Un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque s'est tenu mercredi soir sur le parvis d'une église de Nantes, peu après un "contre-rassemblement" antifasciste dans un autre quartier de la ville, rapidement interrompu par les forces de l'ordre.

Sebastien Salom-Gomis - AFP

Un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque s'est tenu mercredi soir sur le parvis d'une église de Nantes, peu après un "contre-rassemblement" antifasciste dans un autre quartier de la ville, rapidement interrompu par les forces de l'ordre.

La préfecture de Loire-Atlantique avait interdit plus tôt dans la journée toute manifestation jusqu'à jeudi dans un périmètre - n'incluant pas le lieu de l'hommage - pour éviter d'après elle des heurts entre les participants et des contre-manifestants antifascistes.

Face à la basilique Saint-Donatien, près d'une statue de Jeanne d'Arc, au moins 150 personnes ont rendu hommage à Quentin Deranque à l'appel du collectif identitaire Némésis.

Le jeune homme de 23 ans a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes de ce collectif.

"Quentin aimait son pays et ses valeurs, l'extrême gauche l'a tué pour ça", a affirmé au porte-voix Mélissa, porte-parole du collectif Némésis à Nantes, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Une minute de silence a été observée, avant une prière menée par un abbé de la chapelle traditionaliste nantaise du Christ Roi.

De jeunes hommes, pour certains masqués, étaient positionnés au niveau des accès à la place sur laquelle se déroulait l'hommage.

Des policiers font face à des manifestants lors d'un rassemblement organisé par "l'Assemblée générale antifasciste de Nantes", le 18 février 2026 à Nantes

Sebastien Salom-Gomis - AFP

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient regroupées pour un "contre-rassemblement" un peu plus tôt dans la soirée à l'appel notamment de "l'Assemblée générale antifasciste de Nantes" en bordure du périmètre interdit aux manifestations, scandant "Ici, on ne blaire pas les nazis".

Ils ont rapidement été interrompus par l'important dispositif policier déployé sur place.

La préfecture avait délimité un périmètre d'interdiction de manifester afin selon elle d'éviter "d'éventuels affrontements entre les participants au rassemblement déclaré intitulé +Hommage à Quentin+ (...) susceptible de réunir certains profils issus de l'ultradroite, et les participants d'une contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste étudiante nantaise, non déclarée en préfecture", précise la préfecture.

Les autorités mettaient en avant "un contexte local marqué par des affrontements entre militants d'ultragauche et d'ultradroite".

Jeudi à Lyon, une "bataille rangée" s'était déclarée entre "membres de l'ultragauche et de l'ultradroite", selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle Quentin Deranque s'était retrouvé isolé. Onze personnes ont été interpellées, dont deux assistants parlementaires d'un député LFI.

AFP / Nantes (AFP) / © 2026 AFP

L'info en continu
22H
21H
20H
19H
18H
Revenir
au direct

À Suivre
/