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Pédophilie : un nouveau recours lancé contre le cardinal Barbarin

Par La Rédaction

Info Sud Radio. Un nouveau recours judiciaire sera lancé aujourd’hui par une association contre le cardinal Barbarin dans le cadre de l’affaire des abus sexuels présumés du père Bernard Preynat dans les années 1980-1990.

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Affaire Barbarin, acte II. Selon les informations de Sud Radio, l’association La Parole Libérée, qui regroupe les témoignages de victimes de pédophilie du père Bernard Preynat, dans le Rhône, dans les années 1980-1990, va déposer un recours ce mardi contre le silence qui a couvert pendant des décennies ces abus sexuels. Les victimes reprochent notamment au cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, de ne pas avoir alerté la justice. Alors que l’enquête avait été classée sans suite l’été dernier, La Parole Libérée veut aujourd’hui se battre pour obliger les religieux à dénoncer les agressions sexuelles sur mineurs. Une dénonciation déjà obligatoire selon Marie Grimaud, avocate d'une autre association, Innocence en danger.

"Il y a la loi, et il y a l’omerta"

"N’importe quelle personne de l’Église est soumise aux lois françaises. Lorsque vous avez connaissance d’un prêtre qui commet des actes de pédophilie, d’agression sexuelle ou de viol sur un mineur, vous devez dénoncer aux autorités judiciaires l’existence de ces faits. Maintenant, il y a la loi et il y a l’omerta. La difficulté, c’est de savoir qui était au courant de quoi, comment on peut le poursuivre pour non-assistance à personne en danger. Il y a des délais de prescription qui nous mettent des bâtons dans les roues", déclare-t-elle au micro de Sud Radio.

Des délais de prescription légale mal calibrés ?

Les délais de prescription, justement, sont bien l’obstacle majeur à franchir pour ces victimes qui subissent, selon Marie Grimaud, une disposition légale inadaptée. "On n’a malheureusement connaissance de ces faits que lorsque l’enfant devient adulte. Le délai de prescription de 3 ans fait qu’on ne peut pas poursuivre des années plus tard ceux qui ont caché ces événements-là. C’est là où la loi devrait intervenir. Il faudrait compter les trois années de prescription à partir du jour où la personne dénonce les faits", propose-t-elle.

Reste désormais à faire entendre cette parole oubliée, ce qui ne sera pas chose aisée pour l’avocate. "Le combat de ces victimes est énorme, il va falloir qu’elles se battent avec l’institution policière et judiciaire pour faire entendre leur parole, ce qui est difficile lorsque l’on n’a plus les preuves médico-légales. (…) Une victime a une parole qui ne doit pas être inférieure à celle de l’agresseur présumé", indique-t-elle.

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