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Meurtre d'Angélique : "Deux familles sont détruites à Wambrechies", selon l'adjoint au maire

Par Benjamin Jeanjean

Premier adjoint au maire de Wambrechies (Nord), où le meurtre de la petite Angélique (13 ans) a suscité une grande émotion, Michel Sas était l’invité du 18h Sud Radio ce lundi pour évoquer ce drame.

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C’est une tragédie qui secoue actuellement la commune de Wambrechies (Nord), où le corps de la petite Angélique, âgée de 13 ans et disparue récemment, a été retrouvé sans vie. Alors qu’un suspect a été arrêté et qu’une enquête pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans a été ouverte, l’émotion est palpable sur place, comme le confirme le premier adjoint au maire, Michel Sas. "On est sous le choc, et je n’ose imaginer la douleur des parents à l’évocation des sévices qu’a subis leur petite fille. C’est à se demander si de tels détails devaient être donnés comme ça... C’est quelque chose d’abominable, d’absolument inqualifiable, je ne comprends pas qu’on puisse en arriver à de tels extrêmes...", déclare-t-il à Sud Radio, avant de préciser qu’une "cinquantaine de personnes accompagnées d’enfants" ont bénéficié des services de la cellule psychologique mise en place dimanche : "Ça a fait du bien à beaucoup de monde".

"Les gens sont abasourdis et écœurés"

Pour l’élu local, la sensation de proximité que beaucoup éprouvaient envers le suspect ne fait qu’accroître la douleur de certains. "Les parents sont abasourdis, d’autant plus que la plupart des gens le connaissaient. Il a habité longtemps dans le même quartier. Il avait déménagé mais habitait à 200 mètres de chez les parents. Il habitait au 3ème étage alors que les parents habitaient au premier, donc ils se connaissaient. Le quartier est une plaine de jeux entourée de maisons avec deux barres d’immeuble au milieu, donc tous les gens se connaissent et se côtoient ! Ils sont abasourdis et écœurés", martèle-t-il.

Michel Sas précise par ailleurs que ce ne sont pas une mais bien deux familles qui doivent désormais vivre avec le poids de ce drame sur les épaules, dans des sensations certes différentes. "L’un des deux enfants du suspect est scolarisé en CE2 dans une école tout près du lieu de l’enlèvement. Je suppose qu’à la rentrée lundi prochain, ce gamin ne sera pas en classe, car ce n’est pas possible. Deux familles sont détruites de toutes manières : la famille de la petite Angélique mais également la famille de l’assassin. Malheureusement, les enfants n’y sont pour rien, mais ils vont quand même subir le contre-coup terrible de ce qu’a fait leur papa", assure-t-il.

"Nous ne savions pas, la loi française est comme ça"

Quant à savoir si les pouvoirs publics auraient pu faire quelque chose pour prévenir ce drame, le suspect ayant déjà été condamné à neuf ans de prison pour viol dans les années 1990, Michel Sas fait part de son impuissance. "Beaucoup de gens m’ont posé la question. Malheureusement, nous ne savions pas. La loi française est comme ça. Je ne demande pas qu’on applique une loi à l’américaine, où l’on affiche le nom et la photo des prédateurs. Mais il y a un juste milieu entre la France où l’on ne sait rien, et les États-Unis où l’on sait tout. Dans le cas précis, ça n’aurait rien changé car le temps d’intervention n’aurait pas permis de sauver la vie de la petite Angélique. Entre l’enlèvement et le crime, il s’est déroulé très peu de temps. Mais si les gens avaient été informés que ce personnage était dangereux, elle ne l’aurait jamais suivi", conclut-il.

Réécoutez en podcast l’interview de Michel Sas dans le 18h Sud Radio

 

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