Les marins en deuil rendent hommage aux sauveteurs des Sables-d'Olonne

L'épave du bateau de la SNSM aux Sables-d'Olonne
L'épave du bateau de la SNSM aux Sables-d'Olonne - Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Une marche silencieuse est organisée aux Sables-d’Olonne ce lundi, à la mémoire des trois sauveteurs décédés après le chavirage d’un bateau de la SNSM. L’émotion est toujours considérable dans le monde du secourisme maritime. Comme par exemple dans les Pyrénées Orientales et l’Aude, où les trois entités SNSM du Barcarès, Canet-en Roussillon  et Leucate se sont réunis pour un hommage.

Reportage Sud Radio de John Bourgeois.

Drapeaux en berne sur les bateaux, scotch noir sur leur emblème. L'émotion se lit sur les visages de cette trentaine de sauveteurs en mer. Romain Vanbrugge, président de la SNSM de Leucate, pense aux familles et peine à trouver ses mots: "J'imagine même pas, j'en tremble encore en parlant..."

"La famille" de gens de mer

Des mots parfois dur à trouver mais le geste est là: ces hommes viennent de déposer une gerbe en mer. Parmi eux, Farid Bellacehne, président des sauveteurs en mer du Barcarès: "Malheureusement, on n'a pas le pouvoir de les faire revenir, on n'a pas le pouvoir d'apaiser la peine de ceux qu'ils ont laissé. On a juste le droit, le devoir de leur rendre hommage comme il se doit. On est tous des gens de mer. On a l'impression d'avoir perdu un membre de la famille, on est vraiment touchés".

 

Garder le risque à l'esprit

Tristesse à laquelle s'ajoute un rappel des risques en mer. "C'est un drame, qui malheureusement rappelle à quel point ce que nous faisons n'est pas un jeu. On ne fait pas de la plaisance, on sauve des gens qui sont en détresse. Souvent ils sont en détresse parce-que la mer est démontée, parce-qu'il y a un risque. La devise de la SNSM, c'est: 'sauver et rentrer'. Le drame d'avant-hier nous montre que 'sauver' est une obligation, mais 'rentrer' ne se vérifie pas toujours. C'est ça qu'il faut garder à l'esprit" Pour prévenir  les dangers, ces bénévoles sont formés chaque semaine, mais continuer à sauver des vies entraîne un coût: pour cela, ils en appellent aux dons de la population.

 

"Les familles subissent. On peut partir en milieu de nuit" - Pierre-François Alexis, vice-président de la SNSM de Canet-en Roussillon

 

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