Les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne anticipent les dégâts causés par la grêle

Reportage Sud Radio. Alors que le mois de mai a été particulièrement orageux sur une bonne partie du territoire français, les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne tentent tant bien que mal de limiter les dégâts.

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Pluies, orages, foudre, grêle, vent… Les intempéries sont légion en ce mois de mai sur une grande partie du territoire français, au grand dam du monde agricole qui doit faire face à une nouvelle situation imprévue. Premier département de France en termes de production de fruits et légumes, le Tarn-et-Garonne n’échappe pas à ces intempéries et les exploitants doivent employer le système D pour protéger au maximum leur production.

Yvon Sarraute, producteur de pommes, cerises et kiwis à Moissac et représentant de la profession en Tarn-et-Garonne, a ainsi opté pour un filet anti-grêle au-dessus de ses arbres. "C’est comme une grande serre au-dessus d’un verger, et quand la grêle tombe, elle s’accumule au milieu de ces filets, qui la déversent au milieu des rangs. L’arbre est donc protégé", explique-t-il à Sud Radio. "Tous les 10, 15 ou 20 ans, on a un printemps humide, et quand il est humide, il est aussi orageux. Les conséquences de l’orage, c’est la pluie pour les cerises, et la grêle pour tout ce qui est légumes, melons, pommes, pêches, nectarines, etc. Si le consommateur veut manger des cerises, abricots ou autres, il faut qu’il y ait du beau temps", rappelle-t-il par ailleurs.

"L’assurance coûte tellement cher"

Productrice de fruits et présidente de la coopérative Quercy Soleil, Françoise Roch craint, elle, particulièrement pour ses cerises, une production très fragile en cas d’intempéries. "Pommes, prunes, raisins… Ça fait des années que j’utilise les filets anti-grêle et qu’on est un peu plus sereins quand arrivent les orages. Par contre pour les cerises, étant donné qu’on n’a pas mis du tout de filet, en cas de pluies on perd des récoltes complètes au moment des orages", affirme-t-elle.

Et en cas de coup dur, difficile de se tourner vers les assurances à en croire Yvon Sarraute. "L’assurance coûte tellement cher qu’on ne peut pas s’assurer contre la grêle, et par ailleurs les assureurs ont bien du mal à nous prendre puisque le coût est trop cher par rapport à la prime", déplore-t-il.

Un reportage de Christine Bouillot