single.php

Famille tuée à Meaux : quelles suites pour la justice ? 

Par Jean Baptiste Giraud

L’homme soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Meaux sera-t-il considéré comme pénalement responsable ?

Famille tuée à Meaux
Le procureur de la République de Meaux Jean-Baptiste Bladier, le 26 décembre 2023. (ALAIN JOCARD - AFP)

Une femme de 35 ans et ses quatre enfants, deux fillettes de 10 et 7 ans et deux garçons de 4 ans et 9 mois, ont été trouvés morts à leur domicile, dans une "scène de crime d’une très grande violence", selon les mots du procureur. La garde à vue du père a été prolongée.

Drame de Meaux : une garde à vue médicalisée

Quelle va être la suite de la procédure ? "Au-delà de l’horreur de ce drame, c’est la santé mentale de ce père de famille qui interroge, estime Maître Nathalie Tomasini, avocate au barreau de Paris, spécialiste des violences faites aux femmes et aux enfants. Je rappelle qu’il a été placé en garde à vue médicalisée."

"Il y avait eu un précédent en 2019. Là, il n’avait pas tué toute sa famille, mais porté un coup de couteau à son épouse qui était alors enceinte. Il avait également été placé en garde à vue à l’époque. Un examen psychiatrique avait jugé son état incompatible avec une telle mesure, et il avait été hospitalisé. Une expertise avait, à l’époque, conclu à l’abolition de son discernement. L’affaire avait donc été classée sans suite pour état mental déficient."

 

 

 

Altération ou abolition du discernement

Est-ce qu’aujourd’hui, cela va être la même chose ? "Pas forcément, mais c’est possible, estime Maître Nathalie Tomasini, avocate au barreau de Paris. Il va y avoir une expertise psychiatrique, peut-être deux. Elles vont essayer de déterminer si, au moment du passage à l’acte, il y avait soit altération soit abolition du discernement. L’altération est une circonstance atténuante, mais il y aura une instruction et un renvoi devant une cour d’assises."

"Cet homme est passible d’une condamnation à perpétuité. S’il y a une abolition de son discernement, il ne sera pas renvoyé devant une cour d’assises. C’est le problème actuellement en France. Les familles parties civiles n’auront pas de réponse à toutes leurs questions, et la reconstruction risque d’être très compliquée. Un procès d’assises est là où tout se joue, où l’on comprend ce qui s’est passé."

Retrouvez "C’est à la Une" chaque jour à 8h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Benjamin Glaise.

Cliquez ici pour écouter "C'est à la une"

À lire aussi : Leslie et Kevin : un trafic de drogue à l'origine de la très probable mort du couple ?

 

L'info en continu
03H
00H
23H
22H
21H
20H
19H
18H
17H
16H
15H
13H
Revenir
au direct

À Suivre
/