Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Aujourd'hui vous voulez nous parler de la situation en Iran.
- Vous dites, elle nous concerne toutes, elle nous concerne tous.
- Oui, aujourd'hui aucune personne attachée aux droits humains ne peut rester indifférente à ce qui se joue en Iran.
- Des milliers d'Iraniennes et d'Iraniens, souvent très jeunes d'ailleurs, payent de leur vie leur courage.
- Depuis 46 ans, la République islamique a imposé un modèle de société fondé sur un apartheid sexuel, dont l'obligation du port du voile est le premier symbole.
- Et derrière ce discours révolutionnaire, c'est une dictature théocratique fondée sur la terreur, la militarisation de la société et la négation.
- C'est l'obligation des droits des femmes qui est à l'oeuvre.
- Est-ce que nous verrons enfin la chute du régime implacable et sanguinaire d'Emola, confrontée à la révolte du peuple iranien ? Comment les femmes iraniennes sur place et les féministes universalistes nomment la réalité que nous sommes en train de voir en Iran ? Eh bien, en mars dernier, à New York, lors de notre événement Regards de Femmes à l'ONU, la prix Nobel de la paix, Chérine Ebadi, a nommé cette réalité sans détour, je la cite.
- En réalité, un apartheid sexuel a eu lieu en Iran.
- Les femmes iraniennes ont été contre le gouvernement depuis le premier jour et dans chaque mouvement, elles étaient en première ligne.
- Et elle a d'ailleurs conclu, elles lutteront contre ces lois jusqu'au jour où elles triompheront.
- Je sais que ce jour n'est pas si lointain, nous réussirons.
- Et notre solidarité ne date pas d'hier.
- Dès le 15 mars 1979, à Paris, Simone de Beauvoir annonçait l'envoi de féministes en Iran pour soutenir les iraniennes qui manifestaient déjà à Téhéran en criant « Nous n'avons pas fait la révolution pour ça ».
- Et depuis lors, les féministes universalistes et laïques n'ont jamais cessé de dénoncer ce régime criminel.
- Mais dans ce contexte, vous, Michèle Vianès, qu'est-ce que vous demandez à la communauté internationale, aux politiques, aux médias ? Eh bien, deux choses claires.
- D'abord, la solidarité totale avec le peuple iranien et la reconnaissance par l'ONU de l'apartheid fondé sur le sexe comme crime contre l'humanité au même titre que l'apartheid racial.
- Et nous dénonçons aussi le silence, voire la complaisance de certains médias, mal vôtre, et réseaux sociaux, pront à relayer, je dirais, sans recul, les communiqués des groupes terroristes comme le Hamas, mais invisibilisant totalement la terreur exercée par la République islamique d'Iran, contre son propre peuple.
- Et donc, justement, la diversité et l'ampleur du soulèvement, porté par la jeunesse notamment, montrent une chose.
- Ce n'est pas une réforme que le peuple iranien réclame, mais la fin du régime lui-même.
- Ce que réclame le peuple iranien, il tient en trois mots, femme, vie, liberté.
- Et bien sûr, nous saluons la lutte héroïque de la population iranienne, et nous exigeons, et nous continuons à exiger, que la République islamique soit mise au banc de l'ONU, pour à part être fondée sur le sexe.
- Parce que 46 ans de dictature théocratique, ça suffit.
- On ne peut qu'espérer qu'on vous entende entrer au lieu, ma chère Michèle Vianès.
- Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin, présidente de Regards de Femmes, et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci à vous, Maxime.
- Il est 7h43, et dans un instant, Sud Radio vous explique le 18 du mois.
- C'est votre argent, puisque en moyenne, c'est le jour où un quart des Français basculent dans l'ordre.
- Et pour les plus jeunes, parfois dès le 14 du mois.
- Découverts bancaires, stress, fin de mois à crédit.
- Est-ce que le découvert est en train de devenir une habitude française ? Pour ne pas dire une nouvelle tendance malheureuse.
- On vous explique tout dans un instant. A tout de suite.
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Transcription générée par IA