Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour ma chère Michel.
- Bonjour Maxime.
- Ce matin, vous voulez nous parler de transparence salariale.
- Oui, alors parler des droits des femmes, c'est souvent parler de combat, de retard, d'injustice.
- Mais aujourd'hui, j'aimerais vous parler de progrès.
- Alors, d'une avancée qui est concrète, qui est mesurable et surtout qui est porteuse d'espoir.
- Donc cette fameuse transparence salariale.
- Comme vous le savez, en France comme en Europe, le constat est connu.
- À travail égal, les femmes gagnent moins que les hommes.
- Et cet écart ne s'explique pas seulement par les choix de carrière ou par du travail à temps partiel.
- Mais il existe surtout, je dirais, des inégalités salariales injustifiées.
- Alors pendant longtemps, aussi bien pour les hommes que pour les femmes d'ailleurs, le salaire a été un sujet tabou.
- On ne compare pas.
- On ne demande pas.
- On ne sait pas.
- Et quand on ne sait pas, on ne peut pas contester.
- Et c'est précisément là que la Directive européenne sur la transparence salariale marque un tournant.
- Son principe est simple.
- Pour lutter contre les inégalités, encore faut-il les voir.
- Et comment justement on fait pour les rendre visibles ? Eh bien, cette directive oblige les entreprises à plus de clarté.
- Les salariés, femmes et hommes, je le répète, pourront accéder à des informations sur les niveaux de rémunération pour des postes équivalents.
- À l'embauche, les employeurs n'auront plus le droit de demander l'historique des salaires, ce qui est une pratique qui reproduisait mécaniquement les inégalités passées.
- Et surtout, en cas de discrimination, ce ne sera plus uniquement à la salariée de prouver l'injustice, la charge de la preuve étant partagée.
- Donc, c'est une avancée majeure, parce qu'elle change complètement.
- Ça change complètement de logique, on renverse la table.
- L'égalité salariale ne repose plus sur la bonne volonté des entreprises, mais sur des règles qui sont communes, qui sont vérifiables et qui sont contrôlables.
- Et d'ailleurs, ce n'est pas à désigner les coupables, c'est donner des outils et permettre aux femmes de défendre leurs droits sans s'exposer individuellement.
- Et c'est rappeler que l'égalité n'est pas une faveur, mais une norme.
- Et en France, comment faire ? Eh bien, en France, on a déjà la loi Copézi-Marmel sur la présence de femmes dans les conseils d'administration, la loi Rixin, qui est un peu tout ceci, c'est des premiers leviers essentiels, et l'accès des femmes aux postes de pouvoir.
- Et ces lois imposent déjà justement des objectifs chiffrés pour la féminisation des postes de direction, avec des sanctions financières à la clé si les objectifs ne sont pas atteints.
- Donc là aussi, on ne parle plus de promesses ou d'engagement symbolique, mais d'obligations mesurables.
- Et les premiers effets sont bien visibles.
- D'avantage de femmes accèdent à des postes de direction.
- Et surtout, la question de l'égalité professionnelle est devenue un enjeu stratégique au cœur du fonctionnement des entreprises.
- Alors bien sûr, tout ça n'est pas réglé.
- Les écarts existent encore, et surtout les résistances également.
- Mais ces lois, ce qui est important, c'est qu'elles traduisent un changement profond.
- Donc l'égalité professionnelle sort du discours, pour entrer dans le concret, et en rendant les salaires visibles, on rend les inégalités inacceptables.
- Et pour moi, c'est peut-être là la vraie avancée, parce qu'une égalité qui ne va plus se négocier en silence, mais qui pourra se vérifier.
- Ça, c'est sûr. Merci beaucoup, Michèle Vianès, d'avoir été avec nous ce matin.
- Merci, Maxime.
- Il est 7h43 sur Sud Radio, et dans un instant, on va parler de l'Europe.
- Veut-elle désormais privilégier les voitures fabriquées sur son continent ? Parce que face au modèle chinois toujours moins cher, les constructeurs réclament des voitures, et les constructeurs réclament désormais un bonus pour protéger l'industrie européenne.
- Alors, est-ce une bonne idée pour sauver nos emplois, nos voitures, notre production ? Ou est-ce encore une nouvelle usine à gaz pour les automobilistes, et accessoirement pour les constructeurs ? On vous explique tout dans un instant.
- Mais avant que vous puissiez commencer votre journée dans les meilleures conditions, je vous propose de gagner et de jouer avec Sud Radio, pour gagner vos places pour le spectacle du nouveau Cirque Zavatta, en...
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