Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Une grande et belle année à toutes celles qui se battent pour les droits des femmes en 2026.
- Et bien sûr, nous avons notre présidente de Regards de Femmes, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes, Michel Vianès.
- Bonjour Michel.
- Bonjour Frédéric. Et bien sûr, tout d'abord, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs voeux pour 2026, aussi bien aux auditrices et auditeurs qu'à toute l'équipe de Sud Radio.
- Allez, en ce début d'année, justement, vous souhaitez présenter une action forte que Regards de Femmes portera en 2026 à l'ONU à New York.
- De quoi s'agit-il ? Et bien, comme chaque début d'année, on recommence, Regards de Femmes prépare justement ses interventions pour la Commission de la Condition des Femmes, la CSW, qui se tient en mars à l'ONU à New York.
- Et c'est un rendez-vous essentiel parce que c'est là que se construisent toutes les normes internationales en matière d'égalité entre les femmes et les hommes.
- Et les thèmes retenus cette année, justement, et totalement fondamentales, c'est l'accès effectif à la justice pour toutes les femmes et les filles.
- Bien sûr, le droit est reconnu par les textes internationaux, mais, comme vous le savez si bien, il reste trop souvent théorique.
- Et c'est pour ça que c'est dans ce cadre que Regards de Femmes va organiser, justement, deux événements pour mettre en lumière des obstacles majeurs à cet accès à la justice aujourd'hui, les violences numériques et l'absence d'identité juridique.
- Bon, alors, justement, les violences numériques, parce que quels que soient les débats que nous menons sur l'antenne de Sud Radio, on y vient toujours, à cette problématique, la violence numérique.
- Pourquoi est-ce un enjeu central aussi pour les femmes ? Et bien parce que, comme vous le dites, les violences en ligne connaissent une explosion, et les femmes, de manière disproportionnée.
- Le cyberharcèlement, discours haineux, campagnes de dénigration, diffusion d'images intimes sans consentement, surveillance numérique dans le couple, c'est devenu tout ceci des outils vraiment efficaces pour faire taire les femmes, les exclure de l'espace public et freiner notre participation à la vie démocratique.
- Et pourtant, comme je vous l'ai dit, des normes existent.
- Il y a des grandes conventions internationales et régionales, qui protègent les femmes contre toutes les formes de violences, même lorsque ce sont de nouveaux outils comme le numérique qui sont utilisés.
- Et le problème, c'est l'écart géré entre les engagements et leur mise en œuvre.
- Vous savez très bien que les victimes vont rencontrer d'énormes difficultés pour déposer plainte, que les enquêtes elles-mêmes sont complexes, elles sont souvent transfrontalières, le retrait des contenus est lent, et les acteurs judiciaires, ils manquent quand même de force.
- Alors l'événement que nous allons organiser le 10 mars à l'ONU, à New York, va mettre en lumière ces défaillances, va présenter des bonnes pratiques, il y en a, notamment en Europe, au Canada et en Afrique francophone, et va formuler des recommandations concrètes pour adapter cet accès à la justice à l'ère numérique.
- Second événement onusien de Regards de Femmes en 2026, pourquoi est-ce un levier si déterminant, ce droit à l'identité ? Alors c'est un de nos grands combats depuis des années, et bien tout simplement parce que sans identité juridique, aucun droit ne peut être exercé.
- Des millions de femmes et de filles dans le monde n'ont ni acte de naissance, ni documents d'état civil, et sans cette existence légale, ces enfants fantômes comme on les appelle, elles ne peuvent ni accéder à la justice, ni se protéger des violences.
- Les mariages forcés je pense en particulier, précoces, et du travail des enfants, ni faire valoir leurs droits fondamentaux.
- Aussi avec l'Organisation Internationale de la Francophonie, nous allons organiser le 12 mars à l'ONU, un événement qui est consacré à ce droit fondamental, le droit d'avoir des droits.
- Nous allons montrer donc que des systèmes d'état civil fiables sont indispensables pour garantir l'égalité devant la loi, et en particulier, l'implication des femmes dans la déclaration de naissance est un levier décisif à la fois pour la justice et pour le développement.
- Et c'est à travers ces deux actions que Le Regard de Femmes va porter son message...
Transcription générée par IA