Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michèle Vianès.
- Bonjour ma chère Michèle.
- Bonjour Maxime.
- Michèle, vous venez nous parler en ce début d'année de quelque chose de fondamental qui est le droit à l'avortement. Pourquoi ? Eh bien, il y a plusieurs événements qui se sont passés ces derniers jours, ces dernières semaines.
- D'abord, le 29 décembre 2025, donc le Parlement français a voté un texte important qui reconnaît enfin le préjudice subi par les femmes qui ont été condamnées pour avortement avant la loi Veil de 1975.
- Alors ce vote rappelle bien sûr que l'avortement a longtemps été considéré comme un crime, avec des femmes qui ont été poursuivies, emprisonnées et même condamnées à mort par le régime de Vichy.
- Et donc, je dirais que ce vote, cette déclaration du Parlement, ce n'est pas un geste simplement mémoriel, c'est un rappel essentiel. Ce qui est un droit aujourd'hui a bien été une violence hier et nous devons toujours rester très alertés sur la fragilité de ces acquis.
- Et comme vous le savez, en France, en Europe et à Bruxelles même, les droits reproductifs des femmes sont à la fois reconnus, débattus et attaqués.
- Et au niveau européen ? Eh bien, alors le Parlement européen a adopté le 17 décembre, donc toujours ce mois de décembre qui vient de passer, un texte à la suite d'une pétition « Ma voix, mon choix » qui a été portée par un grand nombre de citoyennes européennes.
- Alors nous réclamions la reconnaissance de l'IVG comme un droit fondamental et une protection réelle contre les reculs observés, comme vous le savez, dans plusieurs pays de l'Union européenne, pour garantir un avortement sûr et légal partout dans l'UE.
- Et ce texte, donc, qui concerne la mise en place d'un mécanisme pour que toute femme résidant dans l'Union européenne qui n'a toujours pas accès à un avortement sûr et légal dans son pays puisse se déplacer, à moindre coût, ce ne soit pas que pour les femmes, pour les moyens, dans un autre des 27 pays membres qui lui autorise ces soins.
- Donc l'Europe avance, mais sous la pression des citoyennes, par automatisme.
- Et est-ce qu'on peut penser, en vous écoutant, que Bruxelles peut être également, on va dire par prolongation, un terrain de bataille ? Oui, clairement.
- Parce que vous avez d'un côté des femmes qui se battent pour faire reconnaître leurs droits, et de l'autre des réseaux puissants qui cherchent à les restreindre.
- À Bruxelles, vous avez des groupes religieux conservateurs, y compris américains qui ont débarqué à Bruxelles, qui s'installent pour faire du lobbying et promouvoir des positions anti-avortement radicales.
- Ce lobbying est structuré, il est financé et il est stratégique.
- Il avance derrière des mots comme « protection de la vie », « protection de la vie », « protection de la vie ».
- Comme « protection de la vie », « valeur familiale ».
- Mais les conséquences, bien sûr, elles sont concrètes pour les femmes.
- Restriction des droits, leur culpabilisation et le recul de l'autonomie corporelle.
- Et alors, dans tout ce contexte, il y a eu mardi une bonne nouvelle venant de l'autre côté de l'Atlantique.
- La plus haute juridiction de l'État américain du Wyoming a statué mardi que l'interdiction de la pilule abortive est illégale, parce que le texte de loi qui a été adopté en 2023 porte atteinte aux droits des femmes à prendre des décisions concernant leur santé.
- Donc, les droits reproductifs existent tant qu'on les défend.
- Et c'est un bon rappel pour ce début d'année, un rappel fondamental.
- Merci beaucoup, ma chère Michèle Vianès, d'avoir été avec nous.
- Je rappelle que vous êtes la présidente de Regards de Femmes et membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci Maxime.
- Et dans un instant sur Sud Radio, cette question qui commence à monter.
- Au moment où tous les médecins libéraux sont en grève et on observe une véritable tension aussi bien aux urgences qu'à l'hôpital.
- Est-ce que dans ce contexte, on se dirige vers une véritable pénurie de médicaments ? Dans un instant, on en parle avec une voix importante de ce milieu-là.
- Caroline Jacquin, c'est la directrice générale de Chez Plafarm France.
- A tout de suite.
-...
Transcription générée par IA