Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Romain Rogemont. Oui, bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Et félicitations, parce que c'est vous qui avez remporté le titre des plus jeunes bergers de France.
- Sacré hier, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça, de France et puis en même temps en parallèle d'Europe, oui.
- Ah ben juste ça ! Et comment on se sent alors quand on est accessoirement avec cette voix si tranquille le meilleur jeune berger de France et d'Europe 2026 ? Eh ben comment on se sent, c'est que du bonheur. C'est l'accomplissement d'un peu d'un rêve d'enfant.
- Expliquez-nous. Pardon, allez-y, finissez.
- Entre guillemets, c'est l'accomplissement des années de travail avec les moutons.
- Expliquez-nous en quoi consiste ce concours exactement, parce que je pense à tous ceux qui nous écoutent, qui se lèvent tranquillement avec leur café et disent « Attendez, il y a un concours pour construire... » « ...que soit élu le meilleur jeune berger de France 2026. Comment ça se passe ? » Eh ben en fait, ça se déroule sur une journée entière. On a le matin, en arrivant, une reconnaissance de 10 races de moutons de France.
- D'accord.
- Ensuite, on a une épreuve théorique, on va appeler ça comme ça, sur la filière ovine en général, quoi.
- Et puis sur des questions plus techniques sur le mouton. Et puis ensuite, on a différentes épreuves au cours de la journée, comme trier des brebis, parer des onglons, c'est-à-dire réaliser la coupe des onglons des moutons.
- Encore le tri des agneaux pour la boucherie. Une épreuve pour choisir un bélier pour accoupler sur les brebis, ce qu'on appelle l'épreuve génétique.
- On a aussi une épreuve de l'état de santé d'une brebis, et ça note l'état corporel. Et je pense que j'ai à peu près fait le tour.
- Et oui, une nouvelle épreuve de pose de clôture, qui est une épreuve qui a été mise en place justement cette année.
- Donc on va dire un tour totalement complet du métier. Romain Rougemont, vous qui êtes donc meilleur jeune berger de France 2026, vous avez seulement 21 ans, vous exercez je crois du côté de la Nièvre, et vous aviez remporté, vous y étiez déjà hissé à la deuxième place l'année précédente.
- Comment, durant l'année qui vient de s'écouler, vous avez fait en sorte, si vous voulez, de renforcer déjà vos compétences ? Eh bien en fait...
- En fait, c'est pas exactement ça. C'était en 2024. En fait, ça m'a laissé à peu près deux ans pour...
- Pour plus de préparation.
- Pour améliorer. C'est ça. Plus de préparation. Et puis après, j'ai envie de dire que j'ai découvert encore plein de choses durant ces deux ans, au-delà de la préparation. Et je pense que j'en suis que sorti grandi. Et c'est pour ça que je pense que j'ai réussi à atteindre ce titre hier.
- On sent quand même, quand on vous écoute, Romain Rougemont, une passion assez évidente.
- Qu'est-ce qui fait que vous êtes apparemment si heureux de faire votre métier ? Qu'est-ce qui vous donne comme ça l'envie de vous lever le matin ? Qu'est-ce qui vous réjouit au quotidien ? Eh bien j'ai une passion particulière pour en fait la race du mouton charolais, parce que mes parents en élèvent.
- Et j'ai été baigné dedans depuis tout petit. Et aujourd'hui, c'est pour cette race, à mon avis, ce qui m'a permis hier aussi d'atteindre ce titre, parce que j'aurais pas eu la passion de cette race. Peut-être que j'aurais pas été là hier, quoi.
- Hum.
- Et même à 21 ans, l'idée, quoi, c'est d'être sûr de ce qu'on va faire dans les prochaines années. C'est d'être sûr d'être berger toute sa vie.
- Il n'y a pas à un moment une tentation de, je sais pas, d'aller découvrir autre chose, de faire autre chose ? Bah après, je suis quelqu'un d'assez curieux. Donc je m'ouvre quand même au monde qui m'entoure. Je veux dire, je réfléchis sur plein de choses.
- Au-delà de penser, on va dire, mouton, je réfléchis sur plein de choses, plein de sujets. Je veux dire, je suis pas quelqu'un de complètement fermé.
- Le monde bovin, ça m'intéresse aussi. L'agriculture en...
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