Retranscription des premières minutes :
- A 7h08, c'est l'heure de notre lefto du week-end. Bonjour Ingrid Malaval.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes couturière et créatrice de l'atelier Missing à Selles-sur-Durolle.
- C'est dans le Puy-de-Dôme. Et alors, de ce que j'ai lu, vous êtes couturière et votre atelier a des airs de taverne magique.
- Expliquez-nous ce que vous faites grâce à une aiguille et un fil.
- Alors du coup, moi, l'objectif, c'était de créer des outils pédagogiques textiles.
- Du coup, je suis spécialisée dans les marionnettes, dans les tapis à histoire.
- Et je fais aussi le doodoo it yourself, c'est-à-dire que les gens m'envoient des dessins et j'essaye de donner vie à leurs dessins en modélisant.
- Un doodoo sur mesure.
- Avec du tissu. Ouais, exactement.
- Mais ça, c'est génial. Qu'est-ce que vous avez eu comme demande récemment ? Récemment, j'ai fait un espèce de petit lapin monstre qui avait la tête à l'envers.
- Ah ! Qui était multicolore. Voilà, c'est un petit garçon.
- Est-ce que ce n'était pas un peu trop réfréhant pour un doodoo ? Ah non, pas du tout.
- Justement, le but, c'est de rendre tous ces petits monstres amicals.
- À quel moment vous avez décidé d'en faire une activité aussi prenante que celle-ci ? Véritablement un métier, c'est suite à une demande, c'est suite véritablement à une passion.
- Un ras-le-bol vis-à-vis d'un autre métier que vous avez fait auparavant ? Alors moi, j'ai toujours fait ça.
- Je crois depuis que ça fait plus de 20 ans que je fais ça, que je crée des petits monstres chez moi.
- Du coup, j'ai fait mes études dans la couture.
- Après, j'ai eu plusieurs postes dans ce domaine-là.
- J'avais ma petite entreprise parallèlement.
- Et puis là, j'ai décidé de monter un atelier et d'ouvrir mes portes au public pour aller un petit peu plus loin et créer un lieu d'échange, de partage et puis apprendre un métier qui est artisanal et ancestral à transmettre.
- Et les gens, quand ils viennent chez vous, justement, ils viennent quoi ? Ils viennent aussi parfois sauver quelque chose ou c'est uniquement de la création ? Alors, c'est la création, mais je peux aussi retaper des vieux doudous, des choses comme ça.
- J'essaye vraiment de faire tout ce qui est difficile de faire en couture.
- J'essaye de le réaliser dans mon atelier et de le rendre possible.
- Et quand vous dites que vous avez ouvert vos portes pour que le public puisse vous voir, c'est quoi la nature des échanges ? Ils sont fascinés ? Ils sont impressionnés ? Ils ont tout d'un coup envie aussi de passer une petite commande ? Ça peut ouvrir des vocations.
- Sur des métiers artisanaux, ça ouvre des vocations, en fait.
- Vous avez déjà eu ça ? Le champ est assez large parce que, oui, oui, oui, des enfants qui me rappellent et qui me disent « Bon, ben voilà, du coup, moi, j'ai envie de faire de la couture et je vais tenter de me lancer là-dedans » ou d'autres choses parce qu'ils arrivent, ils dessinent.
- Après, ils font leur patronage, ils font de la couture.
- Donc, c'est tout un panel d'activités et voilà, ils apprennent plein de choses.
- Est-ce que, paradoxalement, dans l'époque que nous vivons, la fameuse fast fashion dont on parle régulièrement de tuer une partie de votre métier ou, au contraire, vous allez me dire que, vous, c'est tellement de la minutie, c'est tellement de la préparation, c'est tellement manuel, il y a tellement de proximité que, justement, ça lui redonne du sens ? Moi, dans ma tête, ça donne toujours du sens.
- Et mon objectif, ça sera de le conserver, en fait, ce sens-là, quoi qu'il arrive.
- Et puis, comme vous dites, d'ouvrir vos portes pour accueillir du monde, échanger, discuter et puis ouvrir des vocations.
- Parce que l'échange et le partage, ça fera la différence.
- Et ouvrir des vocations.
- Et ouvrir des vocations, surtout.
- Merci beaucoup, Ingrid Malaval, d'avoir été avec nous ce matin, couturière et créatrice de l'atelier Missing à Seine-sur-Durauld, dans le Puy-de-Dôme.
- Donc, vous avez entendu, si jamais vous avez des doudous à créer, à imaginer ou mieux encore, parfois, à réparer pour éviter des drames à la...
Transcription générée par IA