Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Sébastien Lauriette. Oui, bonjour. Bonjour à tous les FTO.
- Merci. Ben oui, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Céréalier dans les Ardennes, à Bagnone-Recouvrance, c'est bien ça ? Recouvrance, oui, exactement. Vous avez une histoire absolument géniale et surtout une créativité fantastique, parce que vous allez nous expliquer comment, en réalité, on passe de céréalier à confiseur sans changer totalement de métier.
- Alors oui, oui, on a une ferme un petit peu particulière. Moi, je suis créateur d'alimentation, d'oxygène et de paysages.
- Et mon épouse crée des bonbons. Nous avons une ferme végétale avec de l'agroforesterie.
- Et puis comme beaucoup d'agriculteurs, on s'est demandé comment on pouvait un petit peu se diversifier.
- Et l'idée est venue assez rapidement. On s'est rendu compte qu'on avait sur l'exploitation toutes les cultures qui nous permettaient de faire de la confiserie.
- Donc on a créé il y a 7 ou 8 ans un atelier de confiserie.
- Et c'est mon épouse qui est artisane-confiseur et agricultrice.
- Et donc pour faire des bonbons, il faut avoir comme culture de la betterave sucrière qui crée le saccharose et du blé qui crée le glucose.
- Et en mélangeant les deux, on crée des petits délices sucrés.
- L'idée, vous venez de le préciser, vous l'avez eue avec votre femme. Et vous avez eu la volonté.
- Et surtout, vous avez réussi à créer en réalité pour vos confiseries une chaîne de fabrication 100% française, c'est-à-dire de l'achat des machines.
- Oui. Alors de l'achat des machines, parce que donc on produit betterave et sucre.
- C'est un peu coopératif à proximité, parce qu'on n'a pas de sucrerie à la maison pour transformer la betterave en sucre.
- Et les machines, c'était une volonté de prendre des producteurs français.
- Donc c'est un des derniers producteurs qui s'appelle M. Ratti qui nous a mis en place les machines.
- Et tout ce qui est sur l'exploitation est d'origine française et en circuit court le plus possible.
- Bon. Alors faites-nous rêver. Ils ressemblent à quoi, ces bonbons ? Ils ont quelle texture ? Quel goût ? Comment vous les vendez ? Par sachet ? Où est-ce qu'on peut les trouver ? Parce que là, dès 7h10, on a forcément envie de savoir à quoi tout ça ressemble.
- Alors les bonbons, c'est des bonbons durs. Ce sont des petits bonbons qui font un petit centimètre, on va dire.
- Et ils sont vendus dans des sachets.
- Ou dans des pots. C'est du bouche-à-oreille. On n'a pas de commercial sur la route.
- On fournit ceux qui nous demandent. On sera d'ailleurs au salon de l'agriculture avec des goodies.
- On a fait des petites sucettes pour le salon de l'agriculture. On est dans les magasins de producteurs.
- On est aussi avec certaines grandes surfaces. Et puis on fabrique aussi pour les producteurs de miel.
- D'ailleurs, on fait du miel de la vente. On produit un peu partout en France pour les producteurs.
- Et quelle est la chose la plus amusante, en réalité, que vous vivez au quotidien quand on se lance dans une aventure comme celle-ci ? C'est le premier retour des clients ? C'est le fait de voir la première fois un produit transformé ? Ah oui, parce que là, on va du sucre en poudre directement à la production du bonbon.
- Et le formidable, c'est les enfants, quand ils viennent visiter l'atelier de confiserie, l'émerveillement quand les bonbons, en fin de cycle de production, tombent dans la caisse. Et là, ils se forment tout seuls. Et ça, c'est l'émerveillement des yeux des enfants et des parents, d'ailleurs.
- Bien sûr, quand ils viennent chercher avec parfois un peu d'argent de poche avec ceux qui les accompagnent, en effet, les premiers bonbons.
- Une dernière question avant que l'on se quitte, Sébastien Lauriette. Vous êtes, en plus d'être confiseur céréalier dans les Ardennes, à Bagnoles-Recouvrance.
- Pour vous, en ce jour du Salon de l'agriculture, est-ce que vous avez des attentes par rapport à cette édition, par rapport à des mesures, à des urgences qui doivent être entendues dans les prochains mois, dans les prochaines semaines, dans les prochains jours, en tant que céréalier ? En tant que céréalier, on est dans une situation très critique, avec un point...
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